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PORTRAIT - Pascal Giacomini et ses sacs de rêve américain |
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| Ecrit par Betty RUBY,
le 04-09-2006 23:00
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Pascal Giacomini rentre de New York, où il s’est exilé pendant trois ans. La Grosse Pomme lui a insufflé l’énergie pour concevoir une collection de sacs. Il a baptisé ses pièces uniques, hyper glamour, d’après les rues de la ville. Un nouvel élan pour ce maroquinier de 41 ans, au savoir-faire bien français
Un maroquinier de retour d’expatriation (Photo : Cécile Guyenne)
Qu’ils s’appellent Carlson, Wooster ou Fifth, ces sacs à main sont nés à New York, des mains du Français Pascal Giacomini. En 2003, ce Corse largue ses amarres parisiennes. Il part pour une autre île, celle de Manhattan, sur "un coup de coeur et un coup de tête", avoue-t-il, les yeux masqués par les dernières solaires à la mode. Là-bas, lui qui se dit timide se sent soudain libéré du regard des autres et prêt à revenir à ses premières amours : les pierres. Enfant, il est "attiré par tout ce qui brille" et veut devenir tailleur de pierres précieuses. Pourtant il suit une formation de compagnon maroquinier, à Nice puis à Paris. Il est vendeur chez le créateur japonais Yohji Yamamoto pendant dix ans.
New York réveille enfin son goût pour les matières et son instinct créateur. Coup de foudre aux puces ! Il flashe sur une broche baroque des années 50, aux pierres multicolores. Il en trouve une seconde et imagine alors toute une ligne de sacs autour de ces bijoux anciens. Pierres et peaux Autour de Broadway Avenue, entre la 36ème et la 40ème rue, Pascal écume le Fashion District, quartier qui rassemble tous les fournisseurs de la mode. Amazonite, jade, agathe ou encore perles de rivière se font bandoulières précieuses. En toile de fond des broches, il choisit des peaux rares : python, raie, perche du Nil. Comme l’Américain qui ose, il mélange et détourne. Le sac baguette Fifth brille de cristaux qui dessinent la constellation du Sagittaire. Pour la Française, "plus chic, plus naturelle", la surprise est subtile grâce notamment à la pochette Delancey ornée de roses en cuir et en relief : les tiges sont sérigraphiées à l’intérieur, sur la doublure.
Pascal Giacomini se plaît tant dans le Meat Packing District, à Chinatown et à Nolita qu’il ne donne pas beaucoup de nouvelles à ses amis. Aujourd’hui, il le regrette et encourage les expatriés à ne pas négliger les leurs. Pascal rêve à présent d’une nouvelle collection, made in Paris. Claire ROCHER. (www.lepetitjournal.com) 5 septembre 2006
Pascal Giacomini Maroquinier, en septembre chez Maria Luisa, accessoires femme, 40, rue du Mont Thabor 75001 Paris – Tél : 01 42 96 47 81
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