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SOCIÉTÉ - Le mariage et l'adoption pour les homosexuels aussi |
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dimanche 24 avril 2005 |
L’Espagne devient le troisième pays en Europe, après les Pays Bas et la Belgique, à approuver le mariage entre homosexuels et le premier à accepter l’adoption
La loi sur le mariage homosexuel en Espagne doit encore être ratifiée par le Sénat en juin (photo AFP)
Une grande nouveauté dans l’histoire de la démocratie espagnole s’est produite jeudi dernier, 21 avril au Congrès des députés de Madrid avec le vote sur le mariage entre homosexuels et sur leur droit à l’adoption. La mesure a été approuvée par la majorité parlementaire, avec 183 votes en faveur, 136 contre et 6 abstentions. Le Parti Populaire et quelques députés de l'Union démocratique de Catalogne ont refusé de reconnaître ce droit, qu’ils considèrent en marge des institutions traditionnelles.
La loi doit maintenant être approuvée au Sénat. Elle fera de l’Espagne le troisième pays européen, après les Pays Bas et la Belgique, à autoriser les unions entre homosexuels, et le premier à permettre l’adoption par des couples du même sexe. Le texte sera probablement ratifié de façon définitive au mois de juin.
Ainsi, un an après le changement de pouvoir politique en Espagne, le Parti Socialiste vient de concrétiser l’une de ses promesses électorales.
L’Eglise catholique pas d’accord
Le vote ne satisfait évidemment pas les entités religieuses du pays.
L’Eglise catholique avait, dès mercredi, publié un communiqué de presse dans lequel elle rappelait "la dignité inaliénable" de l’être humain. D’autre part, l'Eglise orthodoxe, la fédération des Communautés juives, et des entités religieuses évangéliques espagnoles avaient également demandé aux députés "d’ouvrir une réflexion et le dialogue".
José Luis Zapatero a déclaré, quant à lui, être prêt à recevoir les critiques du nouveau Pape, Benoît XVI. Le chef du gouvernement espagnol a en revanche rappelé "qu’une des garanties de la démocratie, c’est la liberté. La liberté religieuse, la liberté d’opinion et celle de mener à bien un projet politique”.
Yves ALBAN. (LPJ) 25 avril 2005
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