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ECONOMIE - Penser à demain |
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lundi 04 septembre 2006 |
Comme la plupart des analystes le confirment, la
croissance du pays reste continue et forte. Mais cette période ne sera
pas éternelle et il faudrait déjà réfléchir sur le long terme
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La consommation des ménages ne faiblit pas et le secteur de la grande distribution en profite. (Photo : LPJ) D’après une petite enquête menée par le quotidien Ziarul Financiar auprès de dix experts, l’économie roumaine aurait crû d’environ 6,9% pour les six premiers mois de l’année.
Mais il faudra attendre vendredi pour que l’Institut national des statistiques (INS) annonce officiellement le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour le premier trimestre 2006. Concernant l’évolution des secteurs d’activité, des statistiques de l’INS déjà rendues publiques montre que le secteur de la grande distribution est nettement en tête avec 25,1% de croissance en 2006 par rapport aux premiers mois de 2005. La construction et le commerce en général suivent avec 16,5% d’augmentation. A noter également que la production industrielle a crû de 6,7%. Investir pour le futur Mais les analyses diffèrent quant aux véritables moteurs de cette croissance. Pour Florian Libocor, analyste financier à la BRD-Société Générale, c’est d’abord la consommation des ménages puis la production interne qui ont généré un rythme de croissance. Il estime que le rythme de croissance a atteint plus de 7% depuis le début de l'année. Pour Florin Citu, l’économiste en chef de ING Bank, le secteur agricole se démarque par rapport à l’année dernière, quand les inondations l’avaient fortement affaibli.
D’autres mettent davantage l’accent sur les investissements, tant des entreprises nationales que des multinationales, qui cette fois-ci auraient davantage augmenté que la consommation. Bref, tout a tendance à croître, mais ce jusqu’à quand?.... Interrogé par le LPJ, le rédacteur en chef de Ziarul Financiar, Sorin Pislaru, affirme que “l’économie roumaine a encore une marge de progression sur les trois à cinq années à venir. Mais sur le long terme, le pays deviendra moins attractif pour les groupes étrangers car les salaires vont augmenter. Nous serons donc davantage indépendants, il faudra maintenir un taux de productivité élevé et c’est pour cela qu’il est notamment nécessaire d’investir dans l’éducation et les nouvelles technologies”. F.C. (www.lepetitjournal.com) - mardi 5 septembre 2006 |