Equateur : Palacio au palais, Gutierrez à l’ambassade du Brésil.- Le climat de tension de ses derniers jours s’est quelque peu tassé en Equateur, après la destitution hier du Président Lucio Gutierrez. C’est désormais Alfredo Palacio, Vice-président il y a deux jours à peine, qui est se retrouve à la tête du pays. Il a déjà constitué son gouvernement, et a été unanimement reconnu comme le nouveau chef d'Etat lors d’une cérémonie au palais Carondelet. Le ministre de l’Intérieur fraîchement nommé, Mauricio Gandara, a annoncé que M. Palacio exercera ses fonctions jusqu’en février 2007, date de la tenue des prochaines élections présidentielles. Le nouveau Président s’est dit prêt à « servir son pays », affirmant sa volonté de « refonder la République ». Du côté de Lucio Gutierrez, il se serait réfugié au sein de l’ambassade du Brésil en attendant de pouvoir quitter son pays. (LPJ – 22 avril 2005)
Justice: Une avocate toulousaine en taule avec Perben II.- La polémique lancée l’année dernière autour de la loi Perben II repart de plus belle, depuis l’interpellation de l’avocate toulousaine, France Moulin, la semaine dernière à Orléans. La jeune femme de 33 ans a été mise en examen pour « divulgation d’éléments d’enquête » alors qu’elle défendait un client accusé de blanchiment d’argent. Incarcérée à la maison d’arrêt de Bourges depuis mardi, elle devra passer une semaine supplémentaire en détention, d’après la décision rendue hier par la cour d’appel d’Orléans. Chez les avocats, c’est l’indignation : Thierry Carrère, bâtonnier de Toulouse, a appelé à la mobilisation des membres du barreau pour « défendre le métier d’avocat ». Il estime que France Moulin « n'a fait que son métier en mettant au courant son client des avancements du dossier ». Il a ajouté que cette incarcération a été permise par la loi Perben II, puisqu’elle renforce le secret de l’instruction. (LPJ – 22 avril 2005)
Eco : Etre ancien Pdg de Carrefour, ça paye une fortune ! - Daniel Bernard, l’ancien Pdg de Carrefour, n’a pas de soucis à se faire pour ses vieux jours. Il avait été écarté au mois de février à cause des mauvais résultats du groupe. Le géant de la grande distribution a annoncé mercredi le montant de son indemnité de départ, qui s’élève à un peu moins de 10 millions d’euros. Une somme coquette, à laquelle vient s’ajouter un complément d’indemnité de retraite bien sympathique, qui devrait avoisinner les 29 millions d’euros. Un montant qui donne le vertige, et qui s’inscrit dans le cadre des retraites-chapeau, permettant d’atteindre des sommes bien supérieures à celles prévues par le système de retraite classique. Les actionnaires du groupe n’ont pas bien accueilli la nouvelle, et du côté de la classe politique, on a été choqué par l’indécence d’une telle somme. (LPJ – 22 avril 2005)
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