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Avec une distribution qui a depuis longtemps dépassé le stade de la confirmation – Josh Hartnett, Bruce Willis, Lucy Liu ou Morgan Freeman – 7 : el numero equivocado tient honorablement l’affiche comme le thriller du moment. Une goutte d’émotion en plus
Connaissez-vous l’ataraxia ? Le héros du film, Slevin, interprété par Josh Hartnett, en souffre. Il la définit comme un trouble du comportement qui se caractérise par la perte de toute notion de peur ou de stress. En allant voir "7 : el numero equivocado", il vaudrait mieux que vous en souffriez un peu aussi. Le réalisateur réalise la prouesse de vous faire stresser à la place du personnage principal. Visiblement insensible à tout ce qui lui arrive, Slevin a pourtant de quoi être tendu. En l’espace de quelques jours, il s’est fait tirer son portefeuille, a surpris sa copine dans le lit d’un autre et a perdu son appartement. Il décide alors de partir à New York pour quelques jours, histoire de se changer les idées et de rendre visite à un copain d’enfance, Nick Fisher.
Au mauvais endroit, au mauvais moment Mais ce n’est pas le bon moment pour venir en vacances à New York. Le milieu de la mafia est en ébullition. Bien malgré lui, Slevin se retrouve vite au milieu d’un duel fratricide entre deux des plus grands truands de la ville, le Rabin et le Boss. Reste que Nick est impliqué dans une histoire de dette de jeu impayée et que Slevin se trouve être dans l’appartement de Nick au moment où deux loubards envoyés par le Boss font une descente chez lui pour récupérer l’argent. Slevin se trouve être au mauvais endroit au mauvais moment, d’autant plus qu’il n’a plus son portefeuille pour justifier de son identité. Il est alors enlevé...
Une distribution de rêve Grâce à une distribution sans faille – il est vrai qu’en faisant jouer Morgan Freeman, Bruce Willis, Josh Hartnett, Luyc Liu ou encore Ben Kingsley il aurait été difficile d’échouer – , le film se tient bien. A bien écouter les dialogues, on sent que le réalisateur, Paul McGuigan a dû regarder Pulp Fiction plusieurs fois. Il joue la carte du comique cynique, parfois un peu déplacé, cliché et un peu lourd. Qu’importe, il s’agit bien là d’un thriller avec tout ce qu’il faut d’incertitude, de vengeance, de bons et de méchants pour en faire un bon film dans le genre. La belle surprise vient de la relation sentimentale entre les personnages. Comme la plupart des thrillers, il est cependant à déconseiller aux moins de 12 ans. Maxence Gorréguès (www.lepetitjournal.com Santiago) 17 août
7, el numero equivocado, de Paul Mc Guigan. Sortie en salle le 17 août
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