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ITALIE - Berlusconi démissionne pour mieux rebondir |
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| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 20-04-2005 22:00
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Le chef du gouvernement italien a remis hier sa démission en prélude à un remaniement ministériel. Silvio Berlusconi espère ainsi sortir sa coalition de la crise qu’elle traverse dans l’opinion depuis la débâcle des élections régionales
Silvio a démissionné parce qu’il croit pouvoir mieux rebondir. (Photo : AFP)
Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, a remis hier sa démission au Président Carlo Azeglio Ciampi. Celui-ci a brièvement tenté de convaincre Berlusconi de rester pour « expédier des affaires courantes » avant le remaniement ; mais il devrait, car c’est le but de la manœuvre, renommer le Premier ministre et magnat des médias au même poste, avec la tâche de former un nouveau gouvernement.
La démission de Berlusconi est la suite logique de la crise que traverse son gouvernement depuis la défaite essuyée par les partis de sa coalition lors des élections régionale des 3 et 4 avril derniers. Les partis de centre-gauche leur ont en effet soufflé 11 des 13 régions contrôlées par la droite, ne laissant dans le giron de Forza Italia et des alliés de Berlusconi que la Vénétie et la Lombardie : une vraie déroute. Le gouvernement Berlusconi, en plus d’être très critiqué pour ses réformes intérieures inopportunes, a également été décrié par une grande partie de la population pour toute sa gestion de la crise irakienne et la politique transatlantique qui s’en est suivie.
« Nous irons jusqu'au terme du mandat »
Vendredi, la crise s’est ouverte au sein de la majorité avec le départ du gouvernement des quatre ministres de l’UDC (chrétiens démocrates). Pourtant, lundi, alors que tout le monde croyait sa démission imminente, Silvio Berlusconi s’était refusé à démissionner ; une mise en scène grand guignolesque et à suspense, pour finalement changer d’avis deux jours après en expliquant : « Le pays a envoyé un signal, j'ai compris ce signal et je lui donne une réponse politique ».
L’UDC s’est félicité du remaniement gouvernemental à venir et son leader, Marco Follini, a qualifié la décision du Premier ministre de « geste appréciable ». L’Alliance nationale, dont le leader Gianfranco Fini, est également vice-Premier ministre, y était également favorable. La seule dissonance est venue de Ligue du Nord, parti notoirement raciste et populiste, dont le leader, Umberto Bossi, a déclaré : « Faire un Berlusconi-bis signifie affaiblir Berlusconi. Cela signifie que Berlusconi est plus faible qu'avant ».
Au milieu de la crise la plus intense depuis son élection en 2001 et pas tiré d’affaire, Silvio Berlusconi a tout de même assuré : « Nous irons jusqu'au terme du mandat », c'est-à-dire au printemps 2006. Le Premier ministre faussement sortant devra d'abord passé jeudi devant les sénateurs puis les députés pour un vote de confiance.
Camille VAYSSETTES. (LPJ) 21 avril 2005
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