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Italien, mariée avec une Française, Stefano Palombari vit à Paris depuis six ans. Il aime : la richesse culturelle et le charme de la ville. Il n’aime pas : la rigidité des Parisiens. Ce qui lui manque le plus : les fruits et légumes…
Photo Sabine Mille
Lepetitjournal.com : Depuis quand vivez-vous à Paris ?
Stefano Palombari : Je vis à Paris depuis six ans, pour une durée indéterminée. J’ai rejoint celle qui est devenue ma femme. Je connaissais déjà la ville, que j’aimais beaucoup.
Où habitez-vous à Paris ?
A côté de République. J’ai pu constater après mon installation que c’est un quartier où vivent de nombreux artistes Napolitains, surtout des photographes et des comédiens.
D’où venez-vous ?
Je suis né à Rome mais n’y ai jamais vécu. J’ai habité à Naples, Pérouse et Sienne. A l’étranger, je suis resté un an en Allemagne où j’ai fait ma thèse, un an et demi en Suisse où je travaillais dans une maison d’édition et un an et demi aux Etats-Unis où j’enseignais.
Quel travail faites-vous à Paris ?
J’enseigne l’italien, principalement dans des entreprises. En parallèle, je collabore avec l’éditeur Flammarion, je lis les nouveautés italiennes et je les conseille ou déconseille pour la traduction en français.
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"J’aime la richesse culturelle et le charme de Paris"
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Avez-vous des enfants ? Vont-ils à l’école italienne ? Dans quelle langue leur parlez-vous ?
J’ai un petit garçon qui n’a pas encore 2 ans. Nous comptons l’inscrire plus tard dans une école publique du 17e qui vient d’ouvrir une classe d’italien. Pour l’instant, il va à la crèche. Je lui parle en italien, ma femme lui parle en français. Il a dit naturellement ses premiers mots en français… mais il me comprend très bien lorsque je parle en italien. Il est important de faire un effort pour séparer les deux langues et ne pas apprendre à son enfant un mélange de français et d’italien. J’entends par exemple des Italiens parisiens dire "imprimere" au lieu de "stampare".
Qu’aimez-vous à Paris ?
J’aime la richesse culturelle. C’est la grande différence par rapport aux villes d’Italie que j’ai connues. L’offre culturelle est considérable et les gens en profitent. Il y a de nombreux théâtres, avec des propositions variées et parfois très courageuses. Paris a aussi beaucoup de charme. Tous les quartiers ont une âme. J’ai habité aux Gobelins, un quartier à l’esprit assez rigide et fermé. Entre Belleville et République, c’est très vivant et multiculturel. Dans mon immeuble, tout le monde se connaît.
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"Il faut comprendre la souplesse des Italiens"
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Qu’est-ce que vous n’aimez pas ?
Une certaine rigidité, parfois. Par exemple, en Italie, il est impensable de passer en bas de la maison d’un ami sans sonner. Pour un Romain, ce serait même vexant de savoir que quelqu’un est passé sans frapper à sa porte. En France, il faut toujours appeler avant pour savoir si la personne est libre… De même, les Français invitent parfois des amis pour l’apéritif, et cela se limite à l’apéritif. En Italie, cela se termine toujours en dîner.
Qu’est-ce qui vous manque à Paris ?
Les fruits et légumes. Surtout l’été ! On en trouve difficilement de bons à Paris, et ils sont très chers.
Avez-vous beaucoup d’amis italiens ?
J’ai des amis de tous les pays ! Ce qui compte pour moi, c’est que le courant passe.
Quels conseils donneriez-vous à un Français qui souhaite s’intégrer en Italie ?
Il faut être à l’écoute, comprendre la façon de raisonner des Italiens, leur souplesse. Dans de nombreuses villes, peut-être pas Milan, les Italiens sont plus relax. Ils attachent moins d’importance à la ponctualité par exemple. Les Français qui s’installent en Italie le constatent souvent rapidement et sont même charmés par cette différence.
Propos recueillis par Corentine GASQUET - www.lepetitjournal.com Milan - 8 septembre 2006
Retrouver un bout d'Italie à Paris
Stefano Palombari est l'auteur de L’Italie à Paris, aux Editions Parigramme (2003). Ce livre en deux parties, l'une historique et l'autre pratique, a été vendu à plus de 5.000 exemplaires.
Pour mettre en ligne ce qu'il n'avait pas pu publier dans son livre et aborder des thèmes d'actualité, il a créé le site Italieaparis.net. |