|
A l’approche de la rentrée, le choix d’un établissement scolaire n’est pas toujours facile. A Athènes, seul, le LFH assure un enseignement français allant de la maternelle au Baccalauréat. Et, par chance, il jouit d’une excellente réputation !
Votre Petit Journal a rencontré Ivan Delbarre, proviseur et Dominique Duthel, proviseur adjoint, deux hommes passionnés par leur métier. Rénovation en cours pour un lycée flambant neuf à la rentrée ! Photo www.lfh.gr
LPJ : Qui sont les élèves du LFH ?
I.D et D.D : L’établissement comporte 2 sections.
La Section hellénique commence au « gymnase » (équivalent du collège français) et est composée d’environ 500 élèves grecs.
La Section française, de la maternelle au lycée compte, à peu près, 1000 élèves. L’école élémentaire commence à la petite section de maternelle et se termine au lycée préparant les filières L, ES et S (littéraire, économie- social et scientifique). Les élèves de cette section sont, pour la plupart, français ou franco grecs.
LPJ : Quel avenir pour ces élèves du LFH ?
I.D et D.D : Ceux de la section hellénique obtiennent de bons résultats aux «Panhelléniques» (concours d’entrée à l’université), ce qui leur permet d’intégrer les plus grandes écoles grecques.
A l’inverse, la majorité des élèves de la section française partent faire leurs études en France, rejoignant des classes prépa. D’autres choisissent l’Angleterre, quelques uns restent en Grèce, mais c’est marginal. LPJ : Quelles sont les conditions d’entrée ?
I.D et D.D : Les critères sont les mêmes pour tous.
Un élève grec qui souhaite s’inscrire au lycée devra cependant présenter de bonnes connaissances linguistiques ; pour la maternelle, il rentrera sans ce critère.
LPJ : Dans le cas de l’expatriation, comment se passe le suivi de scolarité ? I.D et D.D : Pour les élèves qui viennent du système éducatif français, on assure une continuité toute naturelle, sur avis de passage en classe supérieure. D’ailleurs, le réseau d’établissements français à l’étranger permet même aux familles d’aller d’un pays à l’autre et de poursuivre une scolarité normale. Par exemple, un élève arrivant de Pékin en milieu d’année n’aura pas de décalage avec le reste de la classe qu’il intègre.
LPJ : Le taux de réussite au bac a été très impressionnant cette année, à quoi imputez-vous ce succès ?
I.D et D.D : Oui, ce fut effectivement très bon ! Cela est d’abord lié aux élèves eux-mêmes puisque le Jury est le même qu’en France.
Cela est aussi du aux professeurs et à un suivi pédagogique certainement plus pugnace. Il n’y a pas de grèves par exemple donc pas de coupure. Et puis, les classes sont moins nombreuses.
Hors de France, le soutien de la part des professeurs est indispensable car aucune réorientation n’est possible. Celui qui entre en maternelle au LFH doit passer le bac. LPJ : Est-ce trop tard pour m’inscrire aujourd’hui ?
I.D et D.D : La population de notre établissement est composée de gens mobiles donc on ne clôt pas les inscriptions. Même pendant la période de fermeture du mois d’août, on recevra des messages électroniques de demandes qui seront pris en compte. LPJ : Avez-vous déjà refusé un enfant ? Etes vous soumis à un quota ?
I.D et D.D : En 4 ans, cela ne nous est jamais arrivé. Mais il est vrai que nous avons peu de marge car les locaux nous limitent. Ils sont actuellement en voie de rénovation afin de rendre l’établissement plus conforme a sa mission. LPJ : Comment font les enfants expatriés à Thessalonique ?
I.D et D.D : Là bas, il n’y a pas de Lycée français et les enfants, comme à Chypre, suivent les cours du CNED avec des répétiteurs.
Propos recueillis par Delphine Millet Prifti (www.lepetitjournal.com – Athènes) 30 août 06 Mieux connaître nos interlocuteurs :
- Ivan Delbarre, Proviseur (Economiste)
Proviseur du LFH depuis maintenant 4 ans.
8ème poste de direction, parmi lesquels la Cité Scolaire Internationale de Lyon et le Lycée International de Ferney Voltaire.
- Dominique Duthel, proviseur adjoint (Géographe)
Professeur en Lycée et à la Faculté de Toulouse. Poste de proviseur adjoint en France pendant 3 ans avant sa demande de détachement à l’étranger.
Il quitte le LFH pour rejoindre Toronto où il occupera dès la rentrée un poste de proviseur.
A noter :
Les dates de rentrée : 1er septembre pour les profs, 4 septembre pour les élèves.
En savoir + :
- Le site du Lycée Franco-Hellénique
- La remise des diplômes du Bac à l'Ambassade de France
- Le groupe de musique du LFH, interview : « Bifidus, le groupe fétiche du LFH »
- La rubrique « Enseignement francophone » de notre Annuaire pour connaître les établissements en Grèce.
(Pour figurer dans cette rubrique, contactez : athenes@lepetitjournal.com) |