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BEST OF - Le billet de Blanche : Ton nonos à la crécrèche |
| Ecrit par Betty RUBY,
le 16-08-2006 22:00
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Blanche salue l’ouverture à Paris d’un Canicenter, une crèche pour chiens en mal de compagnie. Ouverte à toutes les races et à tous les âges, la canicrèche propose un cadre savamment pensé au meilleur ami de l’homme
On ne naît pas chien, on le devient (photo AFP)
Article publié le 8 novembre 2005
Il fallait s’y attendre. Voilà des années que nos amis les chiens la réclamaient. "Une crèche aboyaient-ils à tout vent, une crèche sinon rien." Aucun syndicat n’ayant pris acte de l’ampleur de la revendication, la gente canine était à deux doigts de ficher le feu à sa niche, de refuser d’être mise en laisse, d’en appeler au Karcher sarkozien. Heureusement, avant d’en arriver à une telle révolte sociale, une nénette à l’oreille affûtée, Sophie Kauffmann, et au diplôme d'études techniques d'animaux de compagnie, a ouvert en plein Paris une crèche de 200 m2. Pour chiens. Tout y est fait pour régaler Toutou : des bonbons à l'oreille de porc, des os en peau de buffle, des potes de toutes les races, des exercices psychomoteurs, et des assistants maternels chargés de les former à la qualification de chef de meute. Car, on ne naît pas chien, on le devient. L’avantage c’est qu’on peut mettre toute une vie à y parvenir. De fait, la canicrèche refuse de faire dans le jeunisme. Comme tous les âges y sont admis, les chiens apprennent à jouer du multi générationnel et découvrent dans cet espace toutes les étapes de la vie sociale de la crèche à la retraite, en passant par la scolarité et la réussite professionnelle. Vie de chien Car c’est méconnaître le clébard que l'imaginer solitaire. Comme nous, il cherche des compagnons de jeux, des partenaires sexuels, des amis de longue date. Comme nous, il ne demande qu’à apprendre. Comme nous, il souffre de troubles digestifs ou psychologiques. Comme nous, il n’est pas forcément hétérosexuel… Jusqu’ici il se contentait d’aboyer pour dire ses chagrins, et les caravanes passaient. En voilà une qui s’arrête enfin. Nous ne pouvons que saluer cet humaniste effort qui ne coûte presque rien aux maîtres —9€56 l'heure de garde, 65€ la journée de 8 à 20h, 150 € le week-end, ou 17€94 euros le ramassage du chien à domicile. J’entends crier les bébés : "Nous voulons en être ! " Après tout, les petits d’hommes sont aussi des animaux de compagnie. La canicrèche acceptera-t-elle qu’on y laisse aussi nos enfants pour quelques heures ? Blanche BAUDOUIN. (LPJ) 17 août 2006
http://www.canicreche.fr/
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