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La fuite du richissime homme d’affaires syrien Omar Hayssam accusé de terrorisme a secoué les institutions roumaines. Les trois principaux patrons des services secrets ainsi que le procureur général ont dû démissionner L'hommes d'affaires syrien Omar Hayssam lors de l'une de ses nombreuses mises en détention. (Photo : LPJ)
Le président roumain Traian Basescu n’a pas attendu pour prendre des mesures sévères suite à un scandale qui fragilise les principales institutions de l’Etat. Les trois principaux patrons des services secrets ainsi que le procureur général n'auraient pas su empêcher la fuite de l'homme d'affaires syrien Omar Hayssam, impliqué dans l'enlèvement pendant 55 jours de trois journalistes roumains en Irak début 2005.
Hier, le procureur en charge de cette affaire a lui aussi démissionné. Des irrégularités au pénitencier Rahova de Bucarest auraient permis à Hayssam de s’échapper. Il y a trois mois, il a obtenu la liberté conditionnelle pour des raisons médicales.
Depuis lors, plus de traces d’Hayssam qui ne s'est pas présenté aux audiences de son procès… De son côté, l’administration nationale des pénitenciers se défend et affirme que le médecin de la prison, Constantin Tanasescu, qui a examiné Omar Hayssam, n’a pas été très clair dans son diagnostic. Selon Tanasescu, Hayssam souffrait de métastases dûes à un cancer du colon. Mais les analyses de l’Institut oncologique ne confirment pas le diagnostic. Constantin Tanasescu fait depuis lors l’objet d’un enquête disciplinaire. Le rôle trouble des services secrets Le ministre de l’Intérieur, Vasile Blaga, a assuré qu’il allait “analyser comment Hayssam a pu sortir du pays sans que la police des frontières ne puisse intervenir (…) Je suis convaincu qu’il s’est échappé grâce à l’aide de plusieurs personnes". Hier, lors d’une conférence de Presse au siège du Parlement, le patron démissionnaire des services secrets roumains, Radu Timofte, a déclaré que ses “services avaient été les premiers à révéler l’implication d’Omar Hayssam dans des activités terroristes, et que sans eux, Hayssam n’aurait jamais été inquiété. Mais le président Traian Basescu m’a dit qu’il ne faisait plus confiance aux services roumains d’informations (SRI), j’ai alors donné ma démission”. Cependant le rôle du SRI reste trouble... “L’affaire Omar Hayssam a été un bon prétexte pour le président Traian Basescu afin de changer ceux à la tête des services secrets, affirme Radu Tudor, expert en défense et éditorialiste au quotidien Jurnalul National. Omar Hayssam a toujours eu en Roumanie des relations à un haut niveau tant au sein du monde des affaires que de la politique. Peut-être même que des officiers de police ou des services secrets ont bénéficié de ses largesses. Hayssam profite ici de tout un réseau criminel.”
Ce scandale arrive au mauvais moment pour le président Traian basescu qui doit se rendre demain pour trois jours à Washington et assurer à George Bush sa détermination à poursuivre le combat contre le terrorisme. L.C. (www.lepetitjournal.com) - mardi 25 juillet 2007
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