|
Bucarest
est décidément une ville qui dort peu, et les endroits ne manquent pas
pour aller prendre un verre en ces chaudes nuits d’été. Chaque mercedi
soir, les amateurs de soirées en plein air et de bonne musique
décompressent grâce aux maîtres de cérémonie de The Ark…
Logan et Ricardo devant la table de mixage du Cabaret. (Photo : Mira Bajagic)
Mercredi soir, 22 heures au bord du lac Herastrau, à 5 minutes du centre de Bucarest… Le bar du Cabaret commence à se remplir. C’est le milieu de la semaine mais qu’importe : Roumains, Anglais, Français, Hollandais ou Turcs se retrouvent pour décompresser après une journée de travail et prendre un verre en cette chaude nuit d’été. L’endroit est très agréable, une terrasse tout en bois posée sur les berges du lac. Tables basses, canapés, quelques bougies qui diffusent une lumière douce, le Cabaret n’a rien à envier aux bars en plein air de Barcelone ou de Lisbonne.
23 heures… Toujours plus de monde qui arrive, on se croirait un samedi soir. La clientèle est très éclectique, artistes, journalistes, étudiants et directeurs d’entreprise ont pris l’habitude de se retrouver là depuis le début de l’été. Et cette musique… Ce soir, comme tous les mercredi soir depuis le début de l’été, le groupe The Ark mène la danse : John et Logan, deux Anglais et Yann, un Français, s’affairent devant leur table de mixage.
Plus tard dans la soirée, Ricardo de Bilbao viendra se joindre à eux. Une électro élégante s’empare de la terrasse. Passé minuit, sourire aux lèvres, tout le monde danse et oublie le réveil du jeudi matin, ennivré par cette ambiance un peu magique.
Un groupe d’artistes passionnés
“Notre musique est optimiste, elle rend les gens de bonne humeur et les rapproche”, affirme John, réalisateur arrivé à Bucarest en 2002. “Il y a quelques personnes qui viennent là pour se montrer mais la plupart veulent passer un bon moment. Les jeunes Roumains sont notamment très enthousiastes et avides de sons nouveaux”, ajoute Logan, directeur artistique tout droit venu de Londres avec son amie, Mira. Moitié suédoise, moitié serbe, Mira est photographe et se balade tout au long de la soirée armée de sa caméra digitale.
Discrète, elle est à l’affût de ces instants d’abandon, ces sourires, ces regards, ces gestes sensuels, en couleurs ou en noir et blanc. Et puis il y a Yann, l’autre maestro des platines, arrivé à Bucarest il y a six ans. Le mercredi soir, il quitte son bureau de consultant en développement durable pour rejoindre ses amis et partenaires anglais. C’est lui qui traite avec le patron du Cabaret pour organiser la soirée. “Les responsables de bar ou de club à Bucarest sont ouverts aux étrangers, et ils sont plutôt honnêtes”, estime-t-il. Prochain rendez-vous : mercredi 26 juillet…
L.C. (www.lepetitjournal.com) - vendredi 21 juillet 2006 Pour un avant-goût des soirées de The Ark, visitez le site http://www.arkparty.ro
|