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ECONOMIE - Quand la diaspora renvoit son argent |
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mardi 18 juillet 2006 |
Véritable
manne pour beaucoup de Roumains, l’argent reçu d’un parent ou d’un ami
qui travaille à l’étranger enrichit aussi le pays dans son ensemble et
pèse sur l’économie nationale. Le phénomène devrait cependant
s’atténuer sur le long terme
Les emplois trouvés en Europe de l’Ouest se situent souvent en bas de l’échelle des revenus, proches du salaire minimum qui est d’environ 1000 euros. (Photo : LPJ)
En 2005, l’argent envoyé ou ramené de l’étranger par la diaspora roumaine a représenté 5,6% du produit intérieur brut (PIB) de la Roumanie, soit 4,14 milliards d’euros…
Ceux-ci représentent la deuxième plus grande source de financement externe après les investissements directs étrangers. Sans cet argent venu d'ailleurs, le déficit du compte courant de la Roumanie serait de 14,6% du PIB, au lieu de 8-9% (source : Grupul de economie aplicata). Mais les chiffres restent très approximatifs.
Selon la Banque nationale roumaine, environ 40% de cet argent rentre dans le pays par des moyens informels, par des parents ou des amis de retour au pays qui transportent l’argent sur eux. Quant aux mandats officiels, ils se font souvent à travers la Western Union, leader mondial dans ce type de service. D'après un rapport de la Banque mondiale rendu public début juillet et cité par le site euractiv.ro, l'argent “étranger” contribue au développement des services financiers et permet aux personnes bénéficiaires de ces rentrées d’accéder plus facilement aux crédits bancaires.
Cependant, plusieurs études effectuées en Europe de l’Est montrent aussi que dans la plupart des cas l’argent reçu est utilisé à court terme et n’est pas investi à long terme, par exemple, dans l’achat d’une maison. Une tendance qui devrait peu à peu s’atténuer Plus d’un million de Roumains vivent et travaillent à l’étranger. Une majorité d’entre eux se trouvent en Espagne et en Italie. Environ 10% des foyers roumains déclarent qu’au moins un membre de leur famille travaille à l’étranger. Et selon l’Organisation internationale pour la migration (OIM), la durée moyenne de résidence dans un pays étranger est de 23 mois.
“L’intégration dans l’Union européenne va certainement accentuer le phénomène des travailleurs roumains qui partent à l’étranger car il y aura moins de barrières, explique Mircea Kivu, sociologue et directeur de l’institut IMAS. Mais à moyen terme, l’attirance vers un pays plus développé devrait s’atténuer car le salaire moyen roumain va rattraper le salaire minimum pratiqué à l’ouest que touche la plupart de ces travailleurs expatriés.” L.C. (www.lepetitjournal.com) - mercredi 19 juillet 2006
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