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RENCONTRE - Tariceanu parle à la presse étrangère |
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jeudi 13 juillet 2006 |
Le Premier ministre Calin Popescu Tariceanu a rencontré mardi les membres de l’Association de la presse étrangère en Roumanie (FPAR). Au menu des discussions, l’Irak bien sûr, les problèmes de politique interne et l’intégration dans l’Union européenne
Calin Popescu Tariceanu et la presse étrangère au Palais du gouvernement. (Photo : LPJ)
“La décision de retirer les troupes roumaines d’Irak fait partie d’une logique européenne. Plusieurs pays de l’Union l’ont fait et la Roumanie a parfaitement le droit de prendre ce type de décision” a réitéré le Premier ministre Calin Popescu Tariceanu, entouré d’une vingtaine de correspondants de la presse étrangère. “Jusqu’'ici, la présence des troupes roumaines postées en Irak était un sujet tabou, il était nécessaire d’ouvrir un débat public. D’autant qu’une majorité de Roumains approuvent le retrait des militaires.” Il ne s’est pas étendu sur ses relations très tendues avec le président Traian Basescu, qui a jugé “inacceptable” la proposition de son Premier ministre, tout en se montrant ferme quant à sa ligne politique.
Mais pourquoi a-t-il choisi d’annoncer le retrait des troupes sans consulter le président ? Tariceanu répond que “ le temps où les décisions de politique étrangère se prenaient porte close est révolu. Ce sujet se devait de rentrer dans le débat public comme dans tout pays démocratique et moderne. Par ailleurs, en tant que Premier ministre, j’ai des obligations et des attributions constitutionnelles et légales (…) c’est dans ce cadre que je me suis exprimé et que j’ai proposé le retrait des militaires roumains postés en Irak”. Sur la coalition et l’Union européenne Concernant les problèmes de politique interne, le Premier ministre estime que “certains leaders du parti démocrate (ndlr : parti au pouvoir avec le parti national libéral au sein de l’Alliance Justice et Vérité) agissent comme s’ils faisaient parti de l’opposition. Cela fragilise notre alliance et c’est bien dommage car ensemble nous recueillons une majorité d’opinions favorables. Ceci dit, au niveau du gouvernement, il n’y a pas de tension et j’ai de très bonnes relations avec les ministres démocrates (…) Tous mes efforts en tant que Premier ministre se portent vers une accession à l’Union européenne réussie”.
A ce sujet, Tariceanu a insisté sur le fait que les performances de la Roumanie sont très appréciées par Bruxelles et qu’il fallait absorber de façon efficace les fonds européens. Il a pris l’exemple de l’Espagne où la force des régions a permis une meilleure gestion de ces fonds. Selon lui, le développement régional est l'une des clés d’une intégration réussie.
L.C. (www.lepetitjournal.com) - vendredi 14 juillet 2006
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