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TOURISME - Une rivalité roumano-bulgare |
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lundi 10 juillet 2006 |
Alors
que le littoral roumain est mis à mal par la concurrence de la côte
bulgare et les ravages des dernières intempéries, Bucarest compte
notamment sur le développement du tourisme rural pour redresser la
pente. Mais, dans ce domaine, il semble que la rivalité entre les deux pays ne fasse que commencer…
Le delta du Danube est un élément clé du tourisme rural. Vendredi, le Premier ministre Calin Popescu Tariceanu y a accompagné plusieurs ONG afin de promouvoir ce patrimoine naturel unique. (Photo : ministère du Tourisme)
Jeudi dernier, lors d’une conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères, Mihai-Razvan Ungureanu, a inauguré un système d’information pour les voyages à l’étranger. Sur le site du ministère (www.mae.ro), dans la partie “avertissements”, deux colonnes s’affichent : les pays marqués en rouge (Irak, Liban, Pakistan…), considérés comme des régions à risque, et deux autres marqués en jaune (Iran et Bulgarie), où il est conseillé de prendre quelques précautions. Pourquoi la Bulgarie ? “Plusieurs infractions nous ont été rapportées sur des touristes en vacances dans ces pays marqués en jaune”, a déclaré Mihai-Razvan Ungureanu. En Bulgarie, selon le ministère roumain, des patrouilles de faux policiers se livreraient à des vols de véhicules étrangers. Agacé par la publication de ces informations, Stanimir Petkov, conseiller à l’ambassade de Bulgarie à Bucarest, a répliqué que “la Roumanie n’a recueilli qu’un milliard d’euros l’année dernière grâce à son tourisme alors que la Bulgarie a gagné quatre milliards d’euros.” (Source : Cotidianul). Un littoral qui a beaucoup souffert Ces derniers temps, la rivalité entre ces deux pays limitrophes qui profitent chacun du littoral de la mer Noire s’est accentuée. D’autant que selon l’Association nationale des agences de tourisme (ANAT), le nombre de Roumains qui préfèrent le littoral bulgare a considérablement augmenté par rapport à l’année dernière. Moins construite et offrant des prix plus accessibles, la côte bulgare séduit de plus en plus…
Et pour ne rien arranger, les plages roumaines ont beaucoup souffert des récentes intempéries. Selon les experts, l’érosion de ces plages va s’accélérer à cause des digues construites avant 1989 et qui ne retiennent plus la mer. Par ailleurs, la ministre de l’Environnement, Sulfina Barbu, a déclaré la semaine dernière que près de 23.000 m2 de plage de la station balnéaire de Mamaia ont été vendus par les autorités de Constanta sans l’autorisation de l’Administration nationale des eaux roumaines. “Nous devons bien admettre que sur la côte de la mer Noire, les Bulgares offrent souvent de meilleurs services, affirme Ovidiu Iuliu Marian, président de l’Autorité nationale pour le tourisme. Mais nous nous efforçons de promouvoir notre littoral tant en Roumanie qu’à l’étranger. Quant au tourisme rural, il se développe grâce à de nombreuses initiatives privées, nous les aidons à promouvoir leurs produits et nous leur assurons une participation gratuite aux foires du tourisme”. F.C. (www.lepetitjournal.com) - mardi 11 juillet 2006
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