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VATICAN - L’avenir de l’Eglise entre les mains du conclave |
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La réunion des cardinaux en conclave pour désigner le successeur de Jean-Paul II s’est ouverte hier au Vatican. Au total, 115 cardinaux seront rassemblés à huis clos dans la chapelle Sixtine pendant les jours à venir, tenant en haleine des millions de fidèles
Les cardinaux ont assisté aux cérémonies d’usage avant l’ouverture du conclave. (Photo : AFP)
Le premier conclave du XXIe siècle s’est ouvert hier au Vatican, plus de quinze jours après le décès de Jean-Paul II. 115 cardinaux venus du monde entier (de 52 pays au total) vont se pencher sur la succession du Saint-Père. Ils seront rassemblés à huis clos dans la quiétude de la Chapelle Sixtine pendant toute la durée du scrutin, loin de toute influence extérieure.
Après avoir assisté aux cérémonies qui précèdent l’ouverture du conclave, les cardinaux ont procédé en fin d’après-midi au premier tour du scrutin. Massées sur la place Saint-Pierre, 80.000 personnes, venues d’Italie et d’ailleurs, attendaient le verdict de ce premier vote. Vers 20h heure locale, les fumées noires provenant de la Chapelle Sixtine ont indiqué aux fidèles que le nouveau Pape n’avait toujours pas été désigné. Comme c’est l’usage, les délibérations seront ainsi ponctuées par des échappées de fumée, qui sera blanche une fois que les cardinaux se seront prononcés.
Un scrutin déterminant pour l’Eglise
Pour être élu, le futur pontife devra bénéficier de la majorité des deux-tiers, ce qui représente 77 voix. Si les « princes de l’Eglise » ne s’étaient pas mis d’accord au bout de 33 tours de scrutin, la majorité absolue serait alors suffisante pour désigner le successeur de Saint-Pierre.
Comme il y a vingt-six ans, il s’agira de donner à l’Eglise un dirigeant capable de diffuser les valeurs de la religion catholique, et de veiller au mieux à ses intérêts. Si les cardinaux sont d’accord sur ce point, ils sont tout de même divisés entre conservateurs, autour de Joseph Ratzinger, et progressistes, ralliés à l’Italien Carlo Maria Martini. Les points de divergence concernent principalement l’orientation à donner au Vatican. Des questions comme les relations entre l’Eglise et les autres religions, ou encore avec la communauté internationale, risquent d’être le grand enjeu du nouveau pontificat.
Julie SAMIT. (LPJ) 19 avril 2005
Paris veut rendre hommage à Jean-Paul II
Le Conseil de Paris a adopté hier la proposition de Bertrand Delanoë de nommer un site de la capitale en hommage à Jean-Paul II. Si la plupart des élus du PS, de l’UMP et de l’UDF ont voté pour, certains représentants des Verts et du parti communiste s’y sont opposé, où se sont abstenus. Pour René Dutrey, président des Verts, le Saint-Père « n’a pas besoin d’une rue à Paris pour sortir de l’ombre », sa notoriété étant assurée. Une polémique de plus autour de feu le Pape, donc, même si pour le moment, aucun site parisien n’a été désigné. Bertrand Delanoë a souhaité que la décision soit prise « en concertation avec l’Eglise catholique ». (LPJ – 19 avril 2005)
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