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C’est sur fond de crise nationale, que s'est tenu à Athènes le Sommet international de l’OCDE,
réunissant les ministres de l’Education des pays membres. La question
majeure portait sur le financement des universités, un sujet qui fâche
les étudiants…
Mardi et mercredi, 40 ministres de l’Education, dont le ministre français Gilles de Robien, et 200 représentants du monde entier ont participé aux débats suscités par les problèmes de l’éducation supérieure, et, plus particulièrement, sur l’échec du modèle des universités publiques, uniquement financées par l’Etat.
Se déroulant pour la première fois hors du siège parisien, la rencontre a eu lieu à Athènes où, justement, le torchon brûle depuis plusieurs mois entre la ministre de l’Education, les étudiants et leurs professeurs. Ces derniers refusent le projet de loi sur l’enseignement supérieur rendu public le 21 juin (consultable sur www.ypeth.gr) et la création d’universités privées.
Profitant du sommet, la ministre grecque a souligné son attachement au système d’universités publiques et son souci de le revaloriser et de l’améliorer.
Score 1-1
Les affrontements entre les forces de l’ordre et les étudiants n’ont pu être évités mardi soir, dans le centre ville, blessant plusieurs personnes. Mercredi, des mesures de sécurité draconiennes ont empêché le rassemblement protestataire prévu devant le lieu de travail de l’OECD, un hôtel à Lagonissi, banlieue balnéaire d’Athènes. La route d’accès Athènes-Sounio avait été fermée sur plusieurs km et les cars d’étudiants forcés de faire demi tour sous haute surveillance.
La paix ainsi assurée, les ministres de l’OCDE ont pu conclure à la nécessité d’un programme de réformes de l’enseignement supérieur universitaire sur 6 ans.
Ils s’accordent également sur le fait que le modèle de financement le plus efficace reste celui qui mêle fonds publics et privés.
Delphine Millet Prifti (www.lepetitjournal.com/athenes.htm) 29 juin 2006
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