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Si c'est la canicule qui aujourd'hui inquiète les services de secours des grandes villes roumaines, les pluies torrentielles de ces derniers jours ont une nouvelle fois particulièrement touché les campagnes. Pourquoi ces pluies causent-elles autant de dégâts?
Les télés ont passé en boucle ces images d'habitants prisonniers des eaux (photo : Antena 3)
Douze personnes sont décédées et trois sont encore portées disparues suite aux violents orages qui ont frappé le pays en fin de semaine. Les régions du nord et du centre-nord (Maramures, Bistrita-Nasaud, Harghita) ont été les plus touchées. Cette fois-ci, plus de 150 personnes ont dû être évacuées, 87 localités ont été inondées, 20 km de routes départementales et 15 km de routes comunales sont restés impraticables.
Plus de 400 secouristes et gendarmes du ministére de l’intérieur ont été envoyés sur les lieux de cette nouvelle catastrophe afin d’aider la population et désinfecter les zones touchées. Les habitants de plusieurs communes ont notamment peur des épidémies qui pourraient provenir des cadavres d’animaux ayant péri lors des orages. Les raisons de ce nouveau drame Les dégâts importants de ces dernières inondations sont dûs non seulement aux très fortes précipitations, mais aussi à l' (dés-)organisation du parc forestier. En effet, selon Nicolae Raducan, de l’institut national d’hydrologie, “les pluies de ces derniers jours ont été particulièrement violentes. Par endroits, plus de 100 litres d’eau par m2 sont tombés en moins de deux heures (…) Et puis les défrichements anarchiques de ces dernières années ont fortement accentué la création de torrents d’eau très rapides et puissants”. De son côté, le ministère de l’agriculture assure que des actions de contrôle sont menées afin de revitaliser le parc forestier roumain. Et qu’une enquêe sera menée pour déterminer s’il y a eu des défrichements illégaux. Sans doute un peu tard.
Par ailleurs, le mois de juin est le mois le plus pluvieux de l’année dans le pays. “L’année dernière, il a plu davantage mais sur des surfaces plus grandes, explique Dumitru Balte, expert au centre national des prévisions météorologiques. Comme chaque année à la même époque, une grande quantité d’air chaud et très humide arrive de la mer méditerranée.” Au mois d’avril, les inondations avaient déjà fait près de 16.000 sinistrés dans le sud du pays. Cette fois-là, les digues, mal consolidées, n’avaient pas tenu le coup. F.C. (LPJ) – mercredi 28 juin 2006
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