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Un peu plus d’un mois après le rapport de la Commission européenne sur les avancées de la Roumanie en vue de son accession à l’Union, il semblerait que plusieurs dispositions aient été prises pour remédier aux déficiences du pays. Mais beaucoup de travail reste à faire…
Anca Boagiu, ministre de l’Intégration européenne, se veut optimiste et reste confiance quant à l'adhésion de la Roumanie à l'UE au 1er janvier 2007 (photo : MIE)
Les cartons rouges qui pourraient encore poser problème lors du prochain rapport de la Commission (fin septembre) concernent 4 points majeurs : le système de gestion des fonds agricoles européens distribués aux agriculteurs, la compatibilité du système de collecte des impôts avec celui de l'UE, notamment pour la TVA, le dispositif d’écarissage (traitement des déchets animaux), et l’inspection sanitaire aux frontières.
Selon la ministre de l’Intégration européenne, Anca Boagiu en photo, le ministère des finances planche sur le système de collecte des impôts - les premiers tests avec les autres pays européens devraient avoir lieu au mois d’octobre.
Pour la gestion des fonds agricoles, 1200 personnes devraient prochainement être engagées pour rendre le système plus efficace. Enfin, des appels d’offre ont été lancés pour des centrales d’écarissage tandis que l’amélioration de l’inspection sanitaire aux frontières tarde un peu. Selon Jonathan Scheele, chef de la délégation européenne à Bucarest, “ces dernières semaines, on ne peut pas dire que les choses aient évolué de façon spectaculaire. Mais les Roumains sont à la tâche”. Une lutte continue contre la corruption Selon le dernier rapport de la Commission, la lutte contre la corruption ne fait plus partie des domaines particulièrement sensibles qui pourraient reporter l’adhésion. Mais l’effort pour réduire ce problème endémique à la société roumaine semble continu. Depuis quelques jours, les ministères roumains de la Justice, de l’Intérieur et de l’Intégration européenne, ont d'ailleurs lancé une nouvelle campagne contre la corruption.
“E.U. nu dau spaga – E.U. nu iau spaga” : ce jeu de mots explique que l’Union européenne ne donne pas de pots-de-vin ni n’en reçoit. Interrogé par le LPJ, le sociologue Mircea Kivu estime que “c’est un message direct, bien tourné et nécessaire. Car la petite corruption est effectivement dûe tant au fait d’accepter des pots-de-vin que d’en donner”. F.C. (LPJ). Source : hebdomadaire Capital – mardi 27 juin 2006
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