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ENTRETIEN - Elise Lehoczky Colombo (CCE) : "Apporter bénévolement son expertise à l'Etat" |
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mardi 11 juillet 2006 |
Avocate, Elise Lehoczky Colombo est l'une des rares femmes conseillers du commerce extérieur en Italie. Une responsabilité qui consiste à utiliser ses compétences professionnelles pour aider les pouvoirs publics et ses compatriotes
Lepetitjournal.com : Quel est le rôle d’un conseiller du commerce extérieur ?
Elise Lehoczky Colombo : Le conseiller du commerce extérieur a pour mission d’apporter bénévolement son expertise aux pouvoirs publics dans son domaine de compétence, sur certains sujets économiques. Il assure une veille dans son secteur d’activité. Il peut éventuellement donner des informations générales sur le marché ou orienter des entrepreneurs français souhaitant s’implanter dans le pays qui relève de sa compétence.
Il s’agit alors de parrainer un compatriote, mais en aucun cas d’effectuer une mission de conseil gratuite. Je vis depuis 24 ans en Italie, je connais très bien le marché. Je peux par exemple donner un avis sur un projet. Les conseillers ont également le rôle de sensibiliser les jeunes aux métiers de l'international.
Comment devient-on conseiller du commerce extérieur ?
Les conseillers sont choisis pour leurs compétences et leur expérience à l’international. Il faut faire acte de candidature. On est ensuite nommé pour trois ans par décret du Premier ministre, sur proposition du ministre délégué au Commerce extérieur. On peut demander son renouvellement. En ce qui me concerne, je suis conseillère depuis 2000.
Pourquoi avez-vous souhaité devenir conseiller du commerce extérieur ?
Cela m’intéresse de collaborer avec les pouvoirs publics et de faire partie du réseau des CCE. En Italie, les conseillers se réunissent trois ou quatre fois par an pour partager leur expérience sur des thèmes définis. Par exemple, nous avons eu l'occasion d'échanger nos points de vue sur la manière dont la France a été perçue dans notre secteur à la suite de l’affaire Enel. Le fait d’être conseiller est très enrichissant sur le plan professionnel et personnel car nous rencontrons d’autres experts ayant des compétences complémentaires. Cela permet de développer son relationnel. Indirectement, il peut y avoir des retombées commerciales, mais ce n’est pas l’objectif initial.
Vous êtes seulement quatre femmes conseillers. Existe-t-il une volonté de s’ouvrir plus aux femmes ?
Comme dans de nombreux domaines, Paris souhaite en effet nommer plus de femmes conseillers. Elles sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses. Mais ce n’est pas évident de trouver des candidates, encore plus à l’étranger.…
Propos receuillis par CG - LPJ Milan - 12 juillet 2006
Son CV sur le site des Conseillers du commerce extérieur |