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ESCAPADE - Martín García, l'île aux trésors |
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jeudi 14 avril 2005 |
Destination idéale pour une escapade de fin de semaine, Martín García est une petite île du Rio de La Plata chargée d'histoire. Elle offre aujourd'hui toute la tranquillité et l'intérêt d'une réserve écologique
Parti à la recherche d'un passage interocéanique, Juan Díaz de Solis découvre l'île Martín García en 1516. (Photo : LPJ – AP)
L'île Martín García est une bien intéressante et agréable destination pour une escapade de fin de semaine. Le départ depuis la station fluviale de Tigre est matinal : le réveil se fait donc au fil de l'eau, sur les bras du delta puis du Río de la Plata. Après trois heures de navigation, le visiteur est accueilli par une batterie de canons, qui rappellent d'emblée l'histoire mouvementée de l´endroit.
Découverte en 1516 par Juan Díaz de Solís, l'île porte le nom d'un marin de l'expédition décédé en cours de route. Lieu stratégique pour la conquête du continent, Martín García est par la suite témoin de nombreux combats. Son cimetière porte d'ailleurs la trace du passage de la flotte franco-anglaise lors de la guerre de la Triple Alliance. Base navale, elle devient aussi point de quarantaine pour les bateaux d'immigrants à destination de Buenos Aires.
Mais l'île est surtout devenue célèbre pour ses prisons et prisonniers. Quatre présidents argentins y furent en effet retenus : M.T. de Alvear, H. Yrigoyen, A. Frondizi et J.D. Perón (1945). Aujourd'hui, Martín García maintient la tradition, mais de manière progressiste et originale. Elle héberge quatre prisonniers en fin de peine et leur famille en favorisant leur réinsertion.
Une centaine d'habitants et 250 espèces d'oiseaux
L´année 1973 marque un tournant dans l'histoire tourmentée de l'Ile. A cette date, est signé le traité de la Plata qui met un terme aux querelles territoriales avec l'Uruguay. Il ratifie l'appartenance de l'île à l'Argentine sous condition : sa démilitarisation et sa transformation en réserve écologique et historique. Ce statut a fait de l'île un repaire de tranquillité.
Aucun grand complexe touristique ne peut y être construit, une seule compagnie se charge de la navette et aucun habitant ne peut s'y installer sans un projet d'intérêt public. L'île accueille par ailleurs un maximum d'un habitant par hectare, soit 168 résidants… Pas besoin donc de voiture. Les chemins bordent de coquettes maisons de couleur – l'une d'entre elles fut celle du poète Ruben Darío – aux jardins parfaitement entretenus. Des sentiers balisés mènent à la découverte de la faune et de la flore de l'île, notamment de ses 250 espèces d'oiseaux.
Pour jouir du calme de Martín García, véritable trésor de l'île, il est possible d'y passer la nuit. La compagnie de transport propose une formule avec hôtel. Le camping auberge avec piscine est tout aussi sympathique. Unique recommandation : ne pas oublier sa lampe torche car les lumières s'éteignent après minuit.
Alice Pouyat. (LPJ) 21 janvier 2005
Pratique
- Compagnie Cacciola : www.cacciolaviajes.com
Départ les mardi, jeudi, samedi et dimanche à 9h du matin depuis la Station Fluvial International de Tigre, retour vers 20h.
Achat du billet à Buenos Aires : Florida 520 1 er étage. Tél : 4393-5520
Prix du billet : $45, $50 pesos avec visite guidée, $61 avec repas de midi, $129 avec une nuit à l'Hostería Martín García et pension complète au restaurant Fragata Hércules.
- Auberge et camping Comedor Solis : $10 avec accès à la piscine et salle de bain privée. 47282761
- Pour plus d'informations sur l'histoire et les services de l'île : www.deltaonline.com.ar/img/
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