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EXPO - Erotisme et scandale |
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mardi 20 juin 2006 |
Jusqu’au 3 septembre 2006, la Fondation MAPRE rend hommage à Gustave Klimt (1862-1918), l’un des plus brillants représentants de l’art viennois du XIXème. Cette exposition, intitulée Mujeres, réunit pour la première fois une centaine de dessins autour du thème inépuisable du nu et de l'érotisme…
Gustav Klimt a peint beaucoup de femmes. Il en a dessiné, aussi, dans des croquis impudiques, exécutés le plus simplement du monde : au crayon noir. Jusqu’au 3 septembre 2006, des feuilles érotiques de l’artiste, prêtées par la collection Sabarsky de New York, seront exposées au Centre Culturel de la Fondation MAPRE.
Sensuelle, mystérieuse, provocante ou captivante : voilà la femme qui peuple l’imaginaire de Gustave Klimt. Le peintre la représente nue ou magnifiquement parée, en mouvement, assise, couchée, ou dans des poses explicites et intimes. Facile de comprendre que l’érotisme est un moteur de création pour le peintre du Baiser. Le spectacle de ces filles aux yeux fermés ou aux paupières mi-closes, engourdies de plaisir, est pour le moins voluptueux. Métaphores du désir, hymnes au corps féminin, ses feuilles érotiques, tout en spontanéité et légèreté, déploient une simplicité déconcertante.
Aucun tabou pour l’artiste
Bien que très apprécié du grand public, Gustav Klimt reste un peintre mystérieux. Fascinant, sans doute parce qu'il incarne mieux que personne l'esprit de la fin de siècle qui a fait la grandeur de Vienne.
Si l'érotisme et la séduction l'ont souvent porté du côté du scandale, il reste l'emblème d'un raffinement suprême et s'impose comme l'un des grands pionniers de l'art moderne. Klimt a en effet su peindre le milieu aristocratique viennois du XIXème siècle - une société qui s'émancipe et desserre ses corsets, au moment même où un certain Sigmund Freud publie L'Interprétation des rêves.
Les quelque 100 dessins érotiques que présente aujourd'hui la Fondation MAPRE sont le reflet de cette libération. Après un long purgatoire, elles ont été redécouvertes dans les années 1960, et n'ont pas manqué de susciter des commentaires. Nombre de critiques, notamment féministes, y ont vu l'œuvre d'un voyeur rabaissant les femmes au rang d'objets sexuels...
Cathy IRAOLA (LPJ Madrid) mercredi 21 juin 2006.
Pour plus d’infos
Centre Culturel de la Fondation MAPRE
Exposition Mujeres
Jusqu’au 3 septembre 2006
Avenida General Perón, 40
Lundi de 14h à 21h
Du Mardi au samedi de 14h à 20h
Entrée gratuite
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