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PRESSE - Bolloré s'arrache à la criée |
| Ecrit par Betty RUBY,
le 20-06-2006 22:00
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Direct soir est le dernier né des quotidiens gratuits. Avec une diffusion en fin d’après-midi, l’homme d’affaires breton Vincent Bolloré espère imposer son journal et concurrencer les quotidiens payants du soir
Une distributrice à casquette rouge. (Photo : AFP)
Un an après avoir créé sa chaîne Direct 8 sur la TNT, Vincent Bolloré poursuit son implantation dans les médias en se lançant dans la presse gratuite. Direct soir est le premier gratuit à être distribué le soir, vers 17h, à l’heure de la sortie des lycées et des bureaux. Le quotidien, tiré à 500.000 exemplaires, est diffusé dans 15 villes françaises depuis le début du mois et ce jusqu’au 30 juin. Faute de lecteurs et donc d’annonceurs, le journal disparaîtra juillet et août pour mieux revenir à la rentrée. Direct soir est placé en libre-service dans 150 lieux et est également proposé au chaland par des crieurs à casquettes rouges.
Contrairement aux gratuits du matin comme 20 minutes ou Métro, le journal ne finira pas dans les poubelles des stations de métro ou de la cafétéria, mais bel et bien dans celles des lecteurs qui ramènent le quotidien chez eux.
Ainsi, pour Vincent Bolloré, le contenu doit certes informer de ce qui s’est passé dans la journée mais surtout détendre le lecteur qui rentre dans ses pénates. Le tour du jour en 80 images En effet, les 28 pages que comporte chaque numéro offre plus à voir qu’à lire : pas moins de 80 photos en moyenne ! La maquette réalisée par Havas -dont l’actionnaire principal n’est autre que Vincent Bolloré- sous la direction de Jacques Séguéla, n’offre que six pages à l’actualité. Une seule est consacrée aux informations provenant de l’étranger. Le gratuit laisse la part belle à la pipolisation et à l’actu télé, en leur concédant plus d’un tiers de son espace. Pas moins de quatre pages de programmes télé quotidiennes qui mettent parfois en valeur les programmes de Direct 8. Quant aux journalistes, la plupart viennent de la rédaction de Direct 8 et restent sous la houlette du comité de coordination dont fait partie Philippe Labro. L’édito qui conclut le numéro, fait appel à une signature connue, différente chaque jour (de Direct 8 ou parfois non) comme Philippe Labro, Jacques Chancel ou Bernard Debré. Avec un coût annuel de 20 millions d’euros et cinq millions de recettes publicitaires, Vincent Bolloré a pour objectif de parvenir à l’équilibre financier d’ici sept à huit ans. Véronique BARDAY. (LPJ) 21 juin 2006
Site de Direct soir ( numéros téléchargeables)
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