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Munich, Paris, Sofia, Rome, Istanbul, Madrid… De nombreux vols de la compagnie aérienne Olympic Airlines ont été annulés ou retardés ces derniers jours faute de personnel naviguant suffisant. Hier, les négociations entre les salariés et la direction semblent avoir permis d'aboutir à un consensus
Dimanche et lundi, les passagers de plusieurs vols d'Olympic Airlines ont eu à supporter des heures d'attentes (parfois jusqu'à 12 heures !) voire l'annulation pure et simple de leurs vols et ce, sans aucun préavis.
Explication ? Malgré l'augmentation prévue du nombre de vols en raison de la saison estivale, le personnel de cabine n'a pas été renforcé. Les hôtesses et stewards d’OA refusant alors d'accumuler les heures supplémentaires pour combler les lacunes du management de leur compagnie ont entraîné les annulations ou retards des vols.
Il est vrai que l’annonce faite par la direction d’Olympic d’embaucher une centaine de personnes pour la saison, ne donne pas satisfaction au personnel en poste. Le dépôt des candidatures était encore ouvert la semaine dernière, alors que certaines nouvelles recrues devront suivre une formation de 15 à 20 jours ...
En effet, parmi les CV reçus par la compagnie, seuls une quarantaine de prétendants possèdent le diplôme de personnel naviguant. Le représentant du personnel d’OA, Yiannis Petas a déclaré que les embauches débuteraient le 6 juillet. En attendant, pour faire face à ce manque de personnel, Olympic réajuste ses programmes de vols en fonction de son personnel…
Recherche acquéreur !
Par ailleurs, le quotidien Eleftherotipia rappelle que la convention générale pour l’année en cours n’a pas été signée.
Alors que le Pasok accuse la compagnie nationale de voler à l’aveuglette, sans pilote automatique, les négociations entre les salariés et la direction semblent permettre une reprise du trafic depuis hier.
Olympic Airlines est la compagnie qui succède à Olympic Airways, fondée en 1957 par l’armateur grec Aristote Onassis puis nationalisée en 1975. Le gouvernement tente depuis quelques années de trouver un acquéreur en vue de sa privatisation. Outre ses lourdes difficultés financières qui n’incitent personne à franchir le pas, la compagnie vient d’être rappelée à l’ordre par l’Union Européenne qui lui demande de rembourser les sommes injectées par l’Etat grec.
Delphine Millet Prifti (LPJ Athènes) 21 juin 2006 |