Dimanche, 12 Février 2012

Le monde entier porte leurs chaussures ou leurs sacs. Cet été, ils se lancent dans le textile. Porter un total look Eastpack, Converse et même Tod’s, devient tendance…

Un indispensable de la garde-robe féminine par Derek Lam pour Tod's. (Photo : Tod's)

"J’ai eu l’idée d’un sportswear américain dans un environnement typiquement italien, qui lui apporterait un côtésexy, pointu et sophistiqué", analyse l’Américain Derek Lam qui signe la première saison du prêt-à-porter Tod’s, luxueuse maison italienne, célèbre pour ses mocassins àpicots. Faux départ, en revanche, pour Converse qui, pour son prêt-à-porter a miséuniquement sur son logo en étoile.
Les sacs Eastpack, eux, ont vu juste. "Easpack a atteint une telle popularitéque la marque a voulu proposer autre chose aux 18/25 ans", explique Rob Harmsen, qui a conçu et lancéle textile de la marque américaine, synonyme de sacs increvables.
Cet été, tops, blouson, polo, sweat àcapuche ont donc repris les imprimés des sacs. Mais son coup de coeur, c’est la Controller Jacket de l’hiver àvenir : "une veste de l’armée dans un esprit biker". La collection plaît aussi àLuc Biermé, acheteur homme, textile et accessoires du temple du sport, Citadium : "On a un beau produit : belles matières, belles finitions, un travail intelligent, fonctionnel et esthétique. Le magasin se doit d’être précurseur et de prendre àla naissance un phénomène qui peut grandir ".
French touch
Les Français de l’agence Speaking Image ont planchésur les trois prochaines saisons d’Eastpack Apparel. Jean-Yves Campion est directeur artistique du projet : "Les sacs sont connotés d’une idée américaine très simple qui est la qualité. Ils s’inscrivent dans la mode mais ne sont pas des sacs de mode". Il a donc travaillésur le goût et l’odeur de l’Amérique, en gardant àl’esprit que la légitimitéde la marque est dans son expertise du nylon. "Sinon, ça ne serait pas compris par le consommateur ", justifie l’acheteur de Citadium, qui cite la réussite textile du Japonais Onitsuka Tiger.
Lancée il y a quelques saisons, la branche mode d’Asics mélange de culture asiatique et de codes du sport qui signe par exemple un sweat capuche en soie chinoise brodée. Les ventes ? "C’est 80% chaussures et 20% textile", constate Ygal Castro, responsable de la boutique parisienne.
Un rapport que même Louis Vuitton, avec son prêt-à-porter de luxe signéMarc Jacobs, n’a pas réussi àinverser.

Claire ROCHER. (LPJ) 20 juin 2006

www.tods.com
www.converse.com
www.eastpack.com
www.citadium.com
www.onitsukatiger.com