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LIBAN - Le gouvernement quitte le navire et plonge le pays dans la crise |
| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 14-04-2005 22:00
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Omar Karameh, Premier ministre libanais, a donné sa démission pour la deuxième fois mercredi, laissant le pays dans une crise politique plus aiguë que jamais. L’opposition anti-syrienne et la communauté internationale ont appelé à la tenue anticipée des élections législatives, prévues le 31 mai prochain
Omar Karameh a retrouvé le sourire, depuis qu’il a démissionné de son poste de Premier ministre. (Photo : AFP)
La situation politique se complique encore davantage au Liban, depuis la démission mercredi du Premier ministre Omar Karameh. Il a quitté le pouvoir lors de la journée de commémoration des trente ans de la guerre civile, après avoir tenté pendant près d’un mois et demi de constituer un nouveau gouvernement d’union nationale impliquant l’opposition.
Son gouvernement précédent avait été congédié après l’assassinat de Raffic Hariri, ancien Premier ministre libanais, le 14 février dernier. En effet, Omar Karameh était parti le 28 février devant la pression de l’opposition qui sommait le gouvernement pro-syrien de prendre des mesures après l’attentat perpétré contre Hariri. Il avait aussitôt été reconduit à son poste par le Parlement, à majorité pro-syrienne.
Les Libanais sont plus que jamais déchirés entre les pro-syriens, favorables à l’intervention des troupes du pays voisin sur le territoire, et une opposition qui réclame l’autonomie. A un mois et demi des élections législatives, prévues le 31 mai prochain, le pays se trouve dans une véritable impasse politique.
L’opposition craint pour la tenue du scrutin
D’un côté, les membres des partis anti-syriens veulent profiter de l’occasion pour que soit formé un gouvernement de transition qui s’occupe d’organiser les élections au plus vite. De l’autre, le Président en fonction, Emile Lahoud, a déclaré qu’il souhaite consulter le Parlement aujourd’hui pour que soit nommé le successeur d’Omar Karameh, qui resterait en fonction jusqu’au prochain scrutin. La décision du Président a ravivé la colère de l’opposition, qui craint que les pro-syriens ne cherchent des excuses pour repousser les élections à plus tard.
Les réactions de la communauté internationale ne se sont pas faites attendre. Jacques Chirac a invité les autorités Libanaises à bel et bien « organiser dans les délais prévus des élections pleinement démocratiques ». Condoleezza Rice, la secrétaire d’Etat américaine, a de son côté annoncé qu’elle attend que « le processus consultatif pour former un nouveau gouvernement ait lieu immédiatement ».
Les jours à venir seront donc déterminants : si les pro-syriens s’accrochent au pouvoir, le retrait des 4.000 soldats syriens toujours présents au Liban, qui est prévu dans les dix jours à venir, pourrait se trouver compromis.
Julie SAMIT. (LPJ) 15 avril 2005
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