En décembre, Barcelone revêt son costume de fête et brille de mille feux. Petit tour d´horizon de cette métamorphose urbaine
Le marché de Santa Lucia, place de la Cathédrale (Photo LPJ)
À l’occasion des fêtes de fin d´années, la capitale catalane se revêt d´une parure de mille couleurs et scintillements. Au total, 80 kilomètres de guirlandes éclairées ont été suspendues au-dessus de nos têtes. Cette année, la mairie de Barcelone a privilégié la visibilité de jour et l´économie d´énergie la nuit. Les marchands de marrons grillés et de patates douces embaument les rues qui s´emplissent d´une foule de badauds à la recherche du cadeau idéal. Les marchés de Noël fleurissent dans chaque quartier. Le plus important, celui de Santa Llúcia, sur le parvis de la cathédrale propose plus de 300 points de vente. Le père Noël en personne y est d’ailleurs présent tous les soirs entre 18 et 20h afin de récupérer les lettres des enfants. Un autre marché qui, à plus petite échelle, a son importance est celui de la Sagrada Familia autour de la cathédrale. Caga tio et Caganer Si les santons et les guirlandes abondent, l’objet emblématique de cette période en Catalogne est la fameuse bûche du «Caga tio ». Il s´agit d´un petit personnage de bois, monté sur quatre pattes et coiffé du «barretino» ; le béret catalan rouge. Le jour de Noël, il accompagnera les chants des enfants et fera apparaître les cadeaux. Et puis, comment oublier de mentionner le célèbre santon catalan ? Le Caganer, (littéralement le « chieur ») est un petit bonhomme déculotté et accroupi. Tandis que son origine reste une énigme, il peut symboliser la fertilité ou l’humilité. La crèche de la ville, Place San Jaume est cette année particulièrement novatrice. En rupture avec la tradition rurale, elle représente des personnages au mode de vie actuel et urbain, entouré de la végétation emblématique du Parc de la Ciutadella. Et comme les traditions viennent toujours accompagnées de gourmandises, le Noël catalan en présente quelques-unes, typiques de la région : le turrón*, les neules*, les bras de gitan*, les coques catalanes* ou encore les croquants* envahissent les vitrines des pâtissiers réputés. Céline GARAY. (LPJ) 17 décembre 2004
* Turon : nougat * Neules : Longues cigarettes russes * Les bras de gitans: Gâteau roulé * Coques catalanes : Fougasse salée ou sucrée, aux légumes, anchois ou fruits * Le croquant : biscuit aux amandes
Recettes des bras de gitans 3 œufs, 50 g de beurre, 100 g de sucre,80 g de farine,1 zeste de citron râpé,100 g de sucre glace Crème pâtissière : 1/4 l de lait,1/2 sachet de sucre vanillé,125 g de sucre en poudre,30 g de beurre,1 zeste de citron râpé, 3 jaunes d´œufs, | Préparation : Pour la crème : mélanger sur feu doux, le beurre, la farine jusqu´à ce que le mélange deviennent mousseux. Ajouter le lait froid parfumé avec le sucre vanillé. Remuez jusqu´à épaississement. Laisser cuire sur feu doux 2 mn. Ajouter-y le sucre. Hors du feu, ajouter le zeste de citron râpé et les jaunes d´oeufs. Pour le gâteau : battre les blancs d´oeuf en neige très ferme. Dans un récipient, travailler les jaunes, le sucre, le zeste de citron râpé jusqu´à ce que le mélange fasse un ruban. Ajouter en soulevant la pâte un peu de farine, une partie des blancs. Travailler la pâte en la soulevant. Ajouter le reste de farine et de blancs d´oeufs puis, le beurre à peine fondu.Verser la pâte dans un récipient. Mettre à four chaud (th 7/8) 10 mn. Le biscuit doit être à peine blond. Dès que le biscuit est cuit, renverser-le sur un torchon humide. Décoller le papier. Étaler la crème et rouler le gâteau rapidement. Saupoudrer-le largement de sucre glace de façon à ce que celui-ci fasse une épaisseur de 1/2 à 1 cm. Avec un tisonnier porté au rouge et faire des croisillons. (LPJ – 17 déc 2004) |
|