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SOCIETE - Lycéens : plus de bruit mais moins nombreux |
| Ecrit par Camille VAYSSETTES,
le 13-04-2005 22:00
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Après une rencontre de leurs représentants avec le ministre la veille, les lycéens semblent de plus en plus rentrer dans le rang. Mais si les troupes des mécontents ont sévèrement maigri, des dérapages étaient au programme dans certains lycées
Quelques irréductibles continuent de faire du bruits devant leur lycée parisien. (Photo : AFP)
François Fillon a reçu mardi soir les représentants des deux syndicats lycéens, l’UNL (Union nationale lycéenne) et la FIDL (Fédération indépendante démocratique lycéenne). Peut-être un pas vers le déblocage des tensions qui durent depuis de nombreuses semaines.
Alors que les deux parties ne s’étaient pas rencontrées depuis plus d’un mois, le ministre de l’Education a déclaré que la discussion avait été « sereine et constructive ». Il a toutefois fait montre de fermeté, refusant de revenir sur les dispositions de sa réforme sur l’école, pas même sur la suppression des travaux personnels encadrés, qui avait particulièrement interpellé les élèves de terminale. Il veut néanmoins revoir les lycéens très prochainement, pour aborder d’autres thèmes et proposer d’autres améliorations, comme la nomination d’assistants pédagogiques dans les lycées de zones d’éducation prioritaires (ZEP).
Seulement 1.000 lycéens mardi dans les rues de Paris
Les délégués de l’UNL et de la FIDL ont déclaré à l’unisson avoir apprécié la réouverture du dialogue mais attendent du « concret » et des réunions de travail « productives ». Mais la coordination lycéenne, plus radicale et qui ne participait pas à la concertation, continue d’appeler à l’action. Les lycéens étaient donc invités, à son initiative, à manifester mardi.
A Paris, ils n’étaient pas plus de 1.000 dans la rue, mais au sein de certains lycées, des actions plus spectaculaires se sont multipliées. Les cours n’ont pas pu avoir lieu à Louis-Armand, Rodin, ou encore Montaigne, où des jeunes sont montés sur le toit avant d’en être délogés par les forces de l’ordre. En banlieue parisienne (à Taverny, dans le Val-d'Oise, et à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne), la police a même procédé à des interpellations en marge des micro-manifestations. Et demain, ce sont l’UNL et la FIDL qui appellent à manifester devant l’Hôtel de Ville de Paris à 14h et au Trocadéro en soirée.
Camille VAYSSETTES. (LPJ) 14 avril 2005
Et pourtant, le bac approche !
En attendant, le rectorat de Paris, a émis des doutes sur la possibilité de faire passer normalement le baccalauréat tout proche aux élèves de certains établissements. Dans les lycées Montaigne, Balzac, Paul-Valéry, Louis-Armand, Sophie-Germain et Victor-Hugo, le bon déroulement des cours a été tout particulièrement mis à mal ce dernier mois et le retard pris par les terminales est estimé « irrattrapable ». (LPJ – 14 avril 2005)
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