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FORUM DE LA MER NOIRE - Un grand rendez-vous diplomatique organisé par Bucarest |
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lundi 05 juin 2006 |
Six chefs d’Etat, 15 ministres des Affaires étrangères ainsi que plusieurs représentants d’organisations internationales (ONU, OSCE, Conseil de l’Europe…) ont discuté hier au Palais du parlement de Bucarest de divers sujets, du crime organisé qui sévit dans la région aux questions énergétiques, en passant par les relations parfois tendues qui perdurent entre certains pays
Le président de la Moldavie, Vladimir Voronin. Lors de son discours, le président moldave a répété à plusieurs reprises le désir de son pays de faire partie de l’Union européenne. Par ailleurs, il a critiqué la Russie, sans la nommer, en disant que “le séparatisme transnistrien est soutenu de l’extérieur”… (Photo : LPJ)
“La mer Noire vient avec nous à Bruxelles (...) et les pays de la région doivent trouver une identité à travers le dialogue car nous avons les mêmes préoccupations”, a déclaré le ministre roumain des Affaires étrangères, Mihai-Razvan Ungureanu, hier au Forum de la mer Noire, qui se tient au Palais du parlement de Bucarest, en présence de six chefs d’Etat, 15 ministres des Affaires étrangères et plusieurs représentants d’organisations internationales (ONU, OSCE, Conseil de l’Europe…). Car la Roumanie est bien décidé à renforcer les liens entre les pays de la zone, et les présidents de l’Arménie, de l’Azerbaidjan, de la Géorgie, de la Moldavie et de l’Ukraine ont répondu présents à son invitation. “La Roumanie essaie de faire comprendre à ses alliés de l’OTAN et à ses futurs partenaires de l'Union européenne que la frontière orientale de ces deux institutions n’est pas sécurisée, et qu’elle est en proie aux trafics humains et de drogues ainsi qu’aux ventes illégales d’armes”, affirmait il y a peu au LPJ Radu Tudor, correspondant de la revue britannique Jane’s Defence (voir archives du 21 avril 2006). Grand absent, le président russe Vladimir Poutine a boudé la réunion alors que son pays est le principal fournisseur d’énergie de la région et joue un rôle important pour sa sécurité - la Fédération russe n'a participé au Forum qu'en tant qu'observateur. Trouver un nouvel équilibre Interrogé par la chaine TVR 1, Jonathan Eyal, directeur d’études à l’Institut royal de défense de Londres, a affirmé que “Traian Basescu veut attirer la Russie au sein de ce regroupement de pays de la mer Noire. Mais d’un autre coté, il a spécifié que le rapprochement de ces pays se fera avec ou sans Moscou”.
Le désir d’Etats de l’ex-Union soviétique de renforcer leurs liens n’est pas nouveau. Créé en 1997 pour contrer l'hégémonie de la Russie sur sa périphérie, le GUAM - l'association de quatre pays : Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie - s'est doté, le 22 mai dernier, d'un statut international dont le siège est aujourd’hui à Kiev (Ukraine), changeant de nom pour devenir l'Organisation pour la démocratie et le développement GUAM.
Ces derniers temps, ce type d’initiative fleurit. Réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie est l’un des principaux défis de plusieurs de ces pays, la Roumanie incluse. Pour nombre d'entre eux, le prix du gaz importé de Russie reste trop élevé ce qui génère de graves problèmes pendant l’hiver (voir archives du 21 mars 2006). L.C. (LPJ – Bucarest) 6 juin 2006
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