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Alors
que les critiques fusent, le ministre de la Santé Eugen Nicolaescu
compte mettre en place au plus vite les nouvelles lois de réforme du
système de santé, qui concernent notamment la direction des hôpitaux.
Au risque de se mettre à dos les praticiens qui ne comprennent pas ces
mesures pour le moins radicales
Le ministre de la Santé Eugen Nicolaescu (photo : LPJ)
Plus d’une centaine de directeurs d’hôpitaux vont être remplacés afin de mettre un terme à un “système sclérosé et mafieux”, affirme le ministre de la Santé Eugen Nicolaescu. “Les hôpitaux doivent non seulement être dirigés par de bons médecins mais aussi des managers responsables”, ajoute-t-il.
D’ailleurs, le nouveau paquet de lois sur la réforme de la Santé prévoit pour les nouveaux directeurs un stage de préparation de deux mois dans une école nationale de management. Au sein de la nouvelle équipe de dirigeants, le ministère a fait appel à des économistes et même à un avocat.
De leur côté, la plupart des médecins, bousculés par la réforme, critiquent les mesures adoptées et estiment qu’“il est essentiel qu’un hôpital soit dirigé par un médecin”. “Il faudrait d’abord dire à la population quels sont les coûts de fonctionnement d’un hôpital (…) le ministère devrait s’interroger avant tout sur le manque de financement du système de santé”, a déclaré lundi Mircea Cinteza, président du Collège des médecins, sur la chaîne de télévision Antena 3. Colère des praticiens Les nouvelles lois ont pour objectif de redynamiser tout un système, au prix d’un mécontentement grandissant des praticiens. Car plus de 2000 d’entre eux vont devoir partir à la retraite dans les semaines voire les jours qui viennent.
En effet, l’âge limite d’exercice pour un médecin a été ramené de 65 à 62 ans et de 60 à 57 ans pour une médecin femme. Exaspérés, six médecins d’hôpitaux de Cluj comptent commencer une grève de la faim en signe de protestation. “Il est normal d’instituer un systéme de contrôle plus performant et de soumettre les postes exécutifs à un contrat de management, affirme l’ancienne ministre de la Culture Mona Musca. Par contre, je ne peux pas comprendre qu’on mette à la retraite un médecin spécialiste à 62 ans. La plupart ont dû étudier pendant 15 ans avant de maîtriser leur spécialité, à 60 ans leur expérience est très précieuse”. L.C. (LPJ) – mercredi 31 mai 2006
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