|
JUSTICE - Johnny ne récupère pas la musique qu'il aime |
| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 12-04-2005 22:00
|
|
Le rockeur français aux 80 millions d’albums vendus ne retrouve pas les droits rattachés aux 1.000 titres qu’il a enregistré sous la houllette d’Universal. C’est le soulagement à la maison de disque, mais aussi dans toute l’industrie française de la musique
Ah que c’est Universal qui garde les droits de mes chansons ! (Photo : AFP)
Johnny Hallyday a perdu hier le procès en appel qui l’opposait à son ancienne maison de disques, Universal Music. Ayant quitté Universal l’année dernière, le rocker de 61 ans, Jean-Philippe Smet de son vrai nom, avait alors réclamé en justice que la maison de disque lui restitue les bandes originales des quelque 1.000 titres qu’il avait enregistrées entre 1961 et 2004.
Alors qu’en août 2004, en première instance, les Prud’hommes avaient donné en partie raison au chanteur, c’est maintenant la maison de disques qui sort gagnante. La cour l’a en effet autorisée à garder les droits d’exploitation des 1.000 chansons et a, en plus, indiqué que Johnny ne pouvait pas encore se séparer d’Universal.
Encore sous exclusivité jusqu’à fin 2006
En outre, l’artiste qui a vendu près de 80 millions d’albums en 40 ans de carrière devra enregistrer avant le 31 décembre 2005 un nouvel album et en assurer la promotion avant d’être définitivement libéré de son contrat d’exclusivité avec Universal Music un an plus tard, c'est-à-dire début 2007.
Cet arrêt défavorable à l’Idole des jeunes était attendu avec anxiété par l’industrie du disque. Alors qu’Universal était en porte-à-faux dans cette affaire, le Syndicat national de l’édition phonographique et l’Union des producteurs français indépendants ont tous les deux souligné lors de l'audience le caractère dangereux d'une jurisprudence autorisant un artiste à claquer la porte de sa maison de disque en emportant tous les titres qu'il aurait enregistré sous contrat.
Concrètement, la justice vient de dire que les maisons de disques et les producteurs conservent leurs droits sur les chansons enregistrées par les artistes de leur écurie tant que le contrat dure. Et pour décevoir un peu plus Johnny, une fois son contrat terminé, qui voudra exploiter ses chansons devra payer une redevance à Universal Music. Retieeeeeens les sous !
Camille VAYSSETTES. (LPJ) 13 avril 2005
Lire aussi
RTL, Johnny débouté en appel face à sa maison de disques
La Tribune, Johnny débouté face à Universal Music
|