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ENTREPRISE - Des patrons roumains aux commandes des filiales |
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lundi 29 mai 2006 |
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Devenir directeur de filiale d'une multinationale n'est plus un rêve irréalisable pour les Roumains. Les exemples se multiplient, et les maison-mères basées à Londres ou à Paris sont de plus en plus à la recherche de ces perles rares. Mais tout dépend aussi de la stratégie du groupe
"Des Roumains à la tête de multinationales", titraient vendredi en première page le quotidien Ziarul Financiar. (photo: LPJ)
Ils ont en général entre 35 et 45 ans et dirigent en Roumanie des grands noms de l'industrie ou des services. Après plusieurs années au sein d'une multinationale, leur professionalisme et leur capacité d'adaptation ont payé. Mais il aura fallu attendre plus de dix ans après la révolution de 1989 pour voir enfin un Roumain ou une Roumaine prendre les rênes de la filiale d'un groupe international.
La plupart ont bénéficié d'une expérience à l'étranger dans une école de commerce ou dans le cadre d'un stage en entreprise. Exemple : l'enseigne française de grande distribution Carrefour a mis en place depuis quelques années un partenariat avec l'Institut universitaire professionnel de Clermont-Ferrand pour former ses futurs cadres commerciaux roumains.
La perspective de diriger la filiale d'une multinationale a aussi changé la donne du marché de l'emploi. Désormais, si la fuite des cerveaux demeure un phénomène récurrent, beaucoup de jeunes professionnels décident de rester en Roumanie. "Après quelques années passées à l'Ouest, certains Roumains se rendent compte qu'ils peuvent avoir une meilleure qualité de vie dans leur pays qu'à l'étranger. De nombreux cadres sont revenus travailler chez nous à Bucarest", affirmait déjà fin 2003 Bernard Moscheni, ancien directeur d'Orange Roumanie. Stratégie de la maison-mère Les "success stories" de dirigeants roumains se sont ainsi multipliées. Au sein de la communauté francophone, Dan Bedros, directeur d'Alcatel Roumanie et récemment réélu président de la Chambre de commerce franco-roumaine, reste un exemple. "Les multinationales peuvent envoyer leurs meilleurs managers mais il existe toujours le risque qu'ils ne sachent pas comment réagir face au contexte roumain", affirme Joseph J. Schiele, consultant international, dans un entretien au Ziarul Financiar.
C'est peut-être l'une des raisons pour laquelle la plupart des multinationales implantées en Roumanie cherchent à mettre un autochtone à la tête de leur filiale. Mais, il est aussi moins onéreux à long terme d'embaucher un dirigeant roumain plutôt que de rémunérer un expatrié de haut vol - bien qu'aujourd'hui les salaires des directeurs autochtones s'alignent de plus en plus sur les standards internationaux. D'un autre côté, "certains grands groupes vont préférer un expatrié pour diriger leur filiale afin d'avoir un meilleur contrôle sur leur développement dans le pays, affirme un responsable des ressources humaines d'une multinationale installée à Bucarest. Tout dépend du secteur d'activité et de la stratégie de la maison-mère". L.C. (LPJ) - mardi 30 mai 2006
A noter : demain, mercredi 31 mai à 19h30, TV5 diffuse un reportage sur Bucarest qui traite en partie de ces dirigeants roumains à la tête d'une enseigne internationale.
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