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EXPO - Toulouse-Lautrec et Ramon Casas s’affichent à Madrid |
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mercredi 24 mai 2006 |
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Jusqu’au 9 juillet prochain, la fondation Carlos de Amberes confronte une quarantaine d’oeuvres des peintres Toulouse Lautrec et Ramon Casas, deux précurseurs de l’affiche publicitaire. Flânerie dans un tête à tête unique, dont les murs oranges et vert anis réservent plus d’une surprise…
Le Moulin rouge, le cabaret catalan 4 cats, le pastis El Mono (le singe), les cigarettes Paris, le chansonnier Aristide Bruant, la vache enragée... Voilà les vedettes de l'exposition "Toulouse Lautrec et Ramón Casas, précurseurs de l'affiche moderne", qui a ouvert ses portes le 20 mai dernier à la fondation Carlos de Amberes. Jusqu'au 9 juillet, le musée madrilène propose au public de revisiter l'univers du peintre français et de son homologue espagnols, à travers une rétrospective originale présentant une quarantqine d'oeuvres.
"A une époque sans télévision, avec une presse en noir et blanc, l’affiche chromatique est apparue comme un rayon de soleil dans des villes en plein essor comme Barcelone ou Paris", souligne Daniel Giralt-Miracle, commissaire de l’exposition. Trop souvent reléguée à l’arrière plan de l’art, ce moyen de communication reflète pourtant une intéressante émancipation des moeurs. On y voit les femmes conduire, fumer et boire… de quoi faire sourire le spectateur du XXIème siècle, entouré de lois "anti-tout".
L’art au service de la publicité
Toulouse-Lautrec et Ramon Casas voulaient être des peintres classiques, respectivement impressioniste et moderniste. Pour des raisons économiques, et pour se rapprocher du grand public, ils ont finalement mis leur créativité, leur intelligence et surtout leur maîtrise du dessin, au service de la publicité.
Si la satyre est omniprésente dans leur oeuvre, Casas reste attaché à des traits plus romantiques alors que les visages de femmes de Toulouse-Lautrec sont marqués par une vie nocturne trépidante et une consommation abusive d’alcool et de cigarettes. "Confronter leurs calligraphies et leurs dessins est passionnant. Ils manient comme personne le mouvement et donnent beaucoup de relief à leurs compositions qui s’inspirent des techniques de mise en scène et de perspective cinématographiques", explique Daniel Giralt-Miracle.
Des affiches... aux graffitis
L’affiche était l’art de la rue du XIXème. Deux siècles plus tard, c’est le graffiti qui a pris le relais. Pour cette raison, les organisateurs de l'exposition ont souhaité offrir une place à deux "écrivains de graffitis", Makino et Guardia, un espace d'expression, au sein de l'exposition. Tous deux se sont ainsi attachés à représenter des lieux emblématiques de la Belle Epoque. Une association d’art osée, mais qui s’intègre tout naturellement dans cette petite exposition où "Défense d’afficher" apparaitrait comme un non sens…
Camille DE LA ROCHERE. (LPJ - Madrid) 25 mai 2006
Jusqu’au 9 juillet 2006 à la Fondation Carlos de Amberes www.fcamberes.org
c/ Claudio Coello, 99 - 28006 Madrid
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