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POLITIQUE - Le PS au bord du point de rupture ? |
| Ecrit par Herve HEYRAUD,
le 11-04-2005 22:00
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Au milieu des tensions liées à la Constitution européenne, le débat tourne de plus en plus à l’aigre au parti socialiste. Des rumeurs de schisme entourent le PS, qui ne s’était jamais vraiment remis de la défaite de 2002
Le député Arnaud Montebourg fait partie des plus virulents contre la Constitution. (Photo : AFP)
Alors que le référendum sur la Constitution européenne approche, les remarques fielleuses n’arrêtent pas de voler au sein du parti socialiste. D’un côté, les tenants du « Non », échaudés par le désaveu des militants lors du référendum interne de l’hiver 2004 et qui n’ont pas digéré que le « Oui » l’emporte comme ligne officielle du parti. De l’autre, les partisans du « Oui », que les sondages accablants font passablement trembler. Le tout laisse craindre une division de plus ample portée au sein du PS.
Après les récents emportements du député des Landes Henri Emmanuelli, qui comparait le « Oui » à l’instauration du régime de Vichy, les envolées restent lyriques. François Hollande est allé jusqu’à déclarer le week-end dernier : « Si Le Pen ne s'est pas fait entendre dans cette campagne, c'est que d'autres font le travail à sa place ».
Fabius davantage en retrait
Le premier secrétaire du PS a ensuite expliqué qu’il visait particulièrement l’extrême gauche, mais au sein de son parti, les « anti-constitution » se sont sentis directement visés. Le sénateur de l’Essonne, Jean-Luc Mélenchon, a vivement dénoncé cette « instrumentalisation de l'épouvantail d'extrême droite », « pitoyable manœuvre » et « stigmatisation flétrissante ». Arnaud Montebourg, leader de la mouvance « Nouveau parti socialiste », jeune garde et trouble fête du parti dans les dernières années, est très présent ces jours-ci dans les médias. Il s’y dit persuadé que la Constitution n’a « aucune chance de voir le jour » tant on observe partout en Europe « le même phénomène de refus ».
Dans un PS qui ne s’est jamais vraiment remis de la défaite de « Lionel » aux élections présidentielles de 2002, ces signes laissent entrevoir une division profonde. Alors que François Hollande est au front pour la victoire du « Oui », Laurent Fabius, le numéro deux du parti, se montre davantage en retrait que lors du référendum interne, laissant d’autres « anti » s’exposer. Peut-être pour mieux revenir si le « Non » l’emporte le 29 mai et se poser comme une vraie alternative à Hollande pour 2007.
Camille VAYSSETTES. (LPJ) 12 avril 2005
Lire aussi
Libération, La menace d’un duel à la présidentielle
http://www.liberation.fr/page.php?Article=288785
Libération, Le parti socialiste au bord de la partition
http://www.liberation.fr/page.php?Article=288781
Le Monde, Au PS, les tenants du oui renvoient ceux du non dans le camp de Le Pen
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-631760,36-637658@51-632597,0.html
Le Nouvel Observateur, PS : Mélenchon dénonce un « amalgame »
http://permanent.nouvelobs.com/europe/20050411.OBS3583.html
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