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La première aide financière à l'importation de produits français a vu le jour voici quelques mois. Elle fonctionne au Chili, au Brésil et en Argentine. Si ça marche dans ces pays-là, cette avance de 13.000 euros, réservée aux Français et remboursable seulement en cas de succès, sera étendue
Une vraie aide pour entreprendre au Chili. (Photo : LPJ - MG)
La bonne idée pour commercialiser au Chili des produits français, beaucoup la cherche, certains l'ont trouvée mais pour d'autres, ce sont les fonds qui manquent ; les premiers euros qui permettraient de se lancer. Depuis quelques mois, ces derniers n'ont plus d'excuses : l'Etat français leur prête de l'argent, jusqu'à 13.000 euros. Une somme remboursables uniquement en cas de succès.
Non, on ne rêve pas. D'ailleurs, deux mois après son lancement, l'Assurance Prospection des Français à l'Etranger (APFE) avait déjà reçu quatre dossiers. Une dizaine sont aujourd'hui acceptés. Hervé Collin, le tout premier "lauréat", se propose d'importer de France des récupérateurs de déchets de l'industrie agroalimentaire. Mais récemment un importateur de lingerie a aussi obtenu cetta aide; il y en a pour tous les goûts. Seules conditions pour déposer un dossier : être Français, résider au Chili, en Argentine ou au Brésil, et postuler en vue de l'importation de produits ou de services d'origine française. Des dossiers très attendus Cette aide à l'exportation, qui a germé dans la tête d'Hubert Porte, entrepreneur français installé au Chili depuis 15 ans, pourrait s'étendre à de nombreux pays du monde, si le test dans la région est concluant : "Avec une dizaine de dossiers pour 2006, j'estime que ce serait un succès", avançait Hubert Porte quand nous l'avions rencontré; Il doit être content. Il se souvient, à son arrivée, avoir ressenti durement cette absence de soutien public français.
Devenu, avec le temps, l'expérience et le succès, conseiller du Commerce extérieur de la France, section Chili, il a imaginé l'aide qu'il aurait aimé recevoir à l'époque : "En réalité, je voyais une avance plus conséquente, étendue à une zone qui incluait l'Asie et les pays de l'Est mais c'est un bon début", confie-il. Il rappelle au passage les résultats de l'enquête du Conseil économique et social qui a décidé les autorités françaises à créer l'APFE : "Il existe entre 150.000 et 200.000 entrepreneurs français dans le monde (contre 30.000 employés par des filiales françaises) et aucune aide publique pour les aider alors qu'ils sont une force de conquête formidable pour les exportations françaises". Avec ce coup de pouce, c'est plus que jamais, le moment de se lancer. Sophie ROUCHON. (LPJ - Santiago) 19 mai 2006 (première parution)
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Mission Economique de Santiago, Michel Oldenburg
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