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Ultimes
avancées de l’Europe dans l’Atlantique, les trois îles d’Aran dévoilent
leur charme brut, à peine poli par le vent et la pluie qui les balaient
au fil des saisons.
Le paysage d'Inismaan (Photo:LPJ)
Inismore, Inishmaan, Inisheer… Trois rochers battus par les vents.
Trois grains déposés sur l’océan. Trois perles englobées par le terme
d’îles d’Aran.
Le plus voyageur des écrivains, Nicolas Bouvier, relate
dans son Journal d'Aran cette phrase d’un insulaire qui, lui montrant
l’horizon, lui lança un "next bus stop : New-York". Difficile en
effet d’aller plus à l’ouest qu'au large de la baie de Galway sans
quitter l'Europe…
Gaeltacht Les
îles d’Aran se visitent hors saison, lorsque les hordes de touristes,
chevauchant leur bicyclettes louées à la journée, ne prennent plus
d’assaut le millénaire Dun Aengus, un fort préhistorique accolé à une
falaise de 100 m de haut. Alors, le charme brut des ces îles à peine
polies par le vent et la pluie, se révèle. Des
murs de pierres, des falaises, des roches, quelques lopins de terre
essaimés tant bien que mal et des échos de voix parlant en gaélique
irlandais. Les îles sont l’un des Gaeltacht (zone où l’on parle le
gaélique irlandais au quotidien) où de jeunes irlandais des villes
viennent séjourner dans des familles insulaires pour pratiquer cette
langue.
Les îles sont réputées pour leurs impressionnantes falaises (photo:LPJ) Iles extrêmes On
se demande, comme Nicolas Bouvier ce qui a poussé les hommes à
s’installer sur "ces îles
extrêmes, ventées, séparées par des bras de mer dangereux et qui se
présentaient alors comme d’immenses dalles rocheuses absolument nues
descendant en pente douce des falaises de l’Ouest vers les criques
abritées qui font face à la baie de Galway".
Encore aujourd’hui la
liaison avec les îles est interrompue plusieurs fois par an à cause des conditions météorologiques.
Mais cette
impression d'isolement et de bout du monde ne fait-elle pas partie du
charme des îles d'Aran? Merrill GOUSSOT (LPJ) – Vendredi 19 mai 2006 Pratique Se rendre sur les îles d’Aran : En avion : avec Aer Arran www.aerarannislands.ie. En bateau : avec www.aranislandsdirect.com ou www.aranislandferries.com A lire : Nicolas Bouvier, Journal d’Aran et d’autres lieux, Petite bibliothèque Payot Voyageurs.
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