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Ils vivent dans la rue depuis des années, avec ou sans leurs parents, et ont souvent moins de dix ans. Les enfants des rues seraient 1.500 au minimum dans le pays. Les autorités roumaines semblent enfin s’impliquer davantage pour améliorer leur situation
Il y aurait environ 400 enfants qui vivent dans la rue à Bucarest. (Photo : LPJ)
20 centres et environ 150 assistants sociaux pour accueillir 300 enfants des rues… C’est un projet que vient d’approuver le gouvernement en accord avec la Banque de développement du Conseil de l’Europe (BDCE).
D’un coût de 4,8 millions d’euros, ce projet, dénommé “Initiativa copii strazii” (Initiative pour les enfants des rues), sera financé sous forme de prêt par le Conseil de l’Europe à hauteur de 3,3 millions d’euros. Sur une période de trois ans, l’Autorité nationale pour la protection de l’enfant en sera la principale bénéficiaire.
L’initiative entre dans le cadre d’un plan élaboré depuis plusieurs mois par le gouvernement pour la réintégration sociale des enfants des rue. Selon les autorités roumaines, ces deux dernières années, le nombre de ces enfants est resté plus ou moins stable, la capitale roumaine en compterait environ 400 et ils seraient 1.500 répartis dans tout le pays – des chiffres sous-estimés, d’après les ONG.
Les experts distinguent quatre types de situation : les enfants qui vivent de façon permanente dans la rue sans lien avec leur famille d’origine, ceux qui gardent un lien avec leur famille et y reviennent de temps en temps, ceux qui sont envoyés dans la rue pour gagner de l’argent, et enfin les enfants qui vivent dans la rue avec leurs parents. Prise de conscience C’est ce dernier cas qui préoccupe le plus. “Les enfants des rues ont fait des enfants, et l’on voit aujourd’hui des jeunes mamans sans domicile fixe avec leur nourrisson dans les bras, affirme Franco Aloisio, vice-président de la fondation Parada qui depuis dix ans s’occupe en Roumanie des enfants des rues. Il faut en priorité s’occuper de ces familles”.
Selon lui, la situation tend néanmoins à s’améliorer. “Le plan de réintégration sociale est assez bien articulé, la plupart des ONG en sont plutôt satisfaites. Avant rien n’était vraiment structuré. Aujourd’hui, il semblerait que les autorités aient décidé de travailler en collaboration avec les ONG afin que les services d’intervention soient plus efficaces et qu’il y ait davantage de foyers de nuit”. L.C. (LPJ – Bucarest) 18 mai 2006
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