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Alors que la Grèce possède un parc d'éoliennes important et qu'elle bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel, elle reste très largement dépendante des énergies combustibles. Atteindre en 2010 les objectifs du protocole de Kyoto en matière d'énergies renouvelables semble encore, à ce stade, un challenge difficilement réalisable…
Une étude européenne prévoit qu'en 2010, la dépendance de la Grèce vis à vis du pétrole importé atteindra 75% de la consommation énergétique totale du pays. Le manque de planification à l'échelle nationale mais aussi le désintérêt des investisseurs, la lourdeur administrative et l'ignorance des citoyens font de ce pays la lanterne rouge de l'Europe en matière de production et de consommation d'énergie renouvelable. Aujourd’hui, 88% de l’électricité produite est issue de combustibles minéraux.
Or, pour respecter le Protocole de Kyoto, les sources d’énergies renouvelables devraient fournir 20% de cette production en 2010 …
Etat des lieux
En matière d’énergie éolienne, la situation de la Grèce est paradoxale. Alors même que le pays possède un important parc d’éoliennes notamment sur les îles d’Eubée, des Cyclades et à Evros, le pays est en retard quant à son utilisation. La raison ? Les problèmes d’interconnexion entre les zones ou sont installées les éoliennes et le réseau d’électricité national. Résultat : le parc éolien grec ne produit que 10% de l’électricité consommée dans le pays.
Autre déception : dans un pays où le soleil brille plus qu’ailleurs, l’énergie solaire photovoltaïque produite correspond à peine à 0,3% de ce que produit…l’Allemagne ! Les panneaux solaires installés sur les toits pour chauffer l’eau ne sont que des gouttes d’eau dans l’océan alors que le pays aurait besoin de réels plans d’aménagement de parcs photovoltaïques.
De plus, la politique d’incitation fiscale n’est pas franchement convaincante puisque sur les 8 000 € que coûte l’installation d’un système d’énergie solaire, 600 seulement sont déduits des impôts.
Le gaz naturel ou la peur de l’inconnu
Dans l’Attique, seulement 110 000 foyers ont choisi le gaz naturel. Ce chiffre connaît une progression très lente car la plupart des habitants manquent d’informations quant à cette option énergétique.
En outre, celle-ci n’est pas encore disponible dans tous les quartiers faute d’infrastructures adéquates. A ce jour, seules 45 municipalités de l’Attique sont reliées au réseau qui couvre 2 000 km.
Delphine Millet Prifti. (LPJ Athènes) 16 mai 2006
En savoir +
Les quartiers raccordés au gaz naturel : Papagou, Cholargou, Amarousiou, Peukis, Kifissias, Metamorphosis, Lykobrissis, Hyrakliou, Nea Ionnias, Philadelphia, Xalandri, Xalkindonas, Falirou, Agios Dimitrios, Nea Smirni, Birona, Daphni, Ilioupoli, Kaisariani, Hymittou, Kamatero, Ilion, Peirea, Keratsinio, Drapetsona, Agia Barbara, Aigaleo, Athènes, Moschato, Kallithea, Tavro, Redi.
Raccordement prévu pour fin 2006 : Nikaia, Peristeri, Koridallo, Agia Paraskevi, Galatsio, Neo Psichiko, Zographo.
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