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Dans la région de l'Attique, chaque année, 2000 morts pourraient être évitées si le système des premiers secours était plus rapide. La raison souvent invoquée met en cause les problèmes de circulation que connaît la région. Il semblerait pourtant que le malaise soit plus profond ...
Lors de la conférence de presse organisée par la Société hellénique de cardiologie à l'occasion de l'Europrevent 2006, le professeur cardiologue et ancien ministre de la Santé, D. Kremastinos, a déclaré que 2.000 personnes victimes de sévères infarctus du myocarde pourraient être sauvées chaque année, dans l'Attique, si elles étaient transportées à temps à l'hôpital.
En effet, si la victime n'est pas admise dans les trois heures après l'incident cardiaque, les chances de survies diminuent dramatiquement. Or, moins de 50% des cas y parviennent.
Les problèmes de circulation rencontrés par les équipes de premiers secours n'expliquent pas, à eux seuls, cette inefficacité, et c'est aujourd'hui l'organisation même du Centre qui est mise à l'index.
Un manque de 800 employés
Le président des travailleurs de l'EKAB (Centre grec de premiers secours), X. Barkonikos, fait état de plusieurs dysfonctionnements. En effet, pour pouvoir répondre aux 10.000 appels quotidiens reçus par le centre, les unités mobiles de cardiologie ultramodernes sont utilisées en renfort, comme de simples ambulances. Il n'y a pas non plus d'ambulances en "stand by" puisqu'elles sont toutes en circulation.
En outre, huit mobylettes sur 12 de l'EKAB sont consignées au garage par manque de personnel ! Le manque de personnel qualifié est également à regretter et 800 personnes supplémentaires seraient nécessaire au bon fonctionnement du service.
Toujours plus de chances de survie
Il faut toutefois noter que les chances de survie d'une victime d'un infarctus, après admission à l'hôpital, sont en constante augmentation depuis dix ans. Le nombre de décès a, en effet, diminué de 50%, pour atteindre 6% chez les hommes et 10% chez les femmes. Par ailleurs la durée d'hospitalisation est également réduite.
Depuis la semaine dernière, un vaste programme de prévention est lancé, permettant à tous les cardiologues et médecins généralistes de dresser "un profil" de leurs patients, afin d'évaluer précisément leurs risques cardiaques dans les dix années à venir.
Delphine MILLET PRIFTI. (LPJ - Athènes) 15 mai 2006 Voir le site de l'EKAB
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