| Ecrit par BUDAPEST,
le 09-05-2006 22:01
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Programmé dans les principaux cinémas de la capitale hongroise – ce qui est assez rare -, le film d’Eric Civanyan qui devrait donner envie de lire ou relire l’œuvre de Musset.
Ne boudez pas votre plaisir (photo LPJ) Sortie en France, il y a un an environ, cette bonne petite comedie sympathique n'est pas un chef d'oeuvre ni le film comique de l'année mais on passe néanmoins un bon moment. Une tête d’affiche prometteuse avec Gérard Jugnot dans un rôle de marchand ronchon, Jean Dujardin révèle tout son charisme en neveu du premier, dandy jouisseur et désespéré et Mélanie Doutey pétille jusqu'a enivrer le spectateur avec son charmant sourire, en ingénue qui ne l’est pas tant que cela… Ils sont au diapason dans cette comédie plaisante et enlevée, malgré la tendance d'Eric Civanyan à appuyer les gags. Mais il ne faut bouder en rien notre plaisir. Mais on sourit, même si quelques lourdeurs existent. Eric Civanyan a manifestement soigné l'aspect technique de son deuxième film. Gérard Jugnot est égal à lui-même c'est-à-dire aussi à l'aise dans le vaudeville moderne que dans le vaudeville en costumes. Jean Dujardin a été comparé à Belmondo de la belle époque et c'est vrai qu'on ne peut s'empêcher de penser au célèbre acteur dans Cartouche par exemple. Quant à Mélanie Doutey, elle se révèle et offre au rôle le pétillement qui manquait peut-être à l’œuvre de Musset avec un talent comique en plus. On sourit quelques fois mais on ne rit jamais Quant à l'histoire, rien de neuf sous le soleil. Malgré de beaux costumes, la belle musique de François Peyrony et la réalisation d’Eric Civanyan, tout tourne rapidement en rond. Il ne se passe pas grand chose, on sourit quelques fois mais on ne rit jamais. Il ne faut jurer de rien ne manque certainement pas de charme mais il manque à ce film un rythme qui lui fait cruellement défaut. Les acteurs ont l'air de s'amuser et le film divertit mais il lui manque cette petite étincelle qu'on aurait aimé avoir dans ce genre de production haute en couleurs. Un charme un peu désuet certes mais qui parvient néanmoins dans l'ensemble à faire mouche. La distribution vaut le déplacement et on apprécie la complicité évidente des comédiens. Un peu comme Un fil à la patte de Michel Deville, on a l'impression de voir un cinéma d'un autre temps, une pièce de théâtre filmée qui s'oublie aussitôt après le rideau baissé. Un film sympathique confirmant la maîtrise technique de son réalisateur et la cote de popularité indiscutable de Gérard Jugnot, qui au passage laisse passer Dujardin à ses cotés au premier plan. Un film qui se laisse donc regarder, avec des acteurs qui ne se prennent pas au sérieux. CV (LPJ – Budapest) Mercredi 10 mai 2006 Retrouver les horaires d’Il ne faut jurer de rien (Soha ne mondd, hogy soha, en hongrois) dans notre rubrique Cinéma
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