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Le 18 juin prochain, tous les Français de l’étranger établis en Irlande sont appelés aux urnes. Objectif : élire leurs représentants à l’Assemblée des Français à l' Etranger (AFE). Rencontre avec Hélène Conway, élue de l'AFE candidate pour sa réélection sous les couleurs de l'Association Démocratique des Français à l'Etranger (ADFE).
Demain, présentation de la liste UFE

Hélène Conway dans son bureau du Dublin Institute of Technology (photo LPJ)
Le Petit Journal: Vous êtes élue à l'Assemblée des Français à l'Etranger depuis 1997, en quoi consiste le travail de tous les jours d'une élue? Hélène Conway: Tous les jours, je reçois une dizaine d'emails ou de lettres de gens qui se posent des questions sur ce qui touche à l'éducation, la couverture sociale, les retraites. "Comment obtenir une bourse?" "Comment s'inscrire dans l'enseignement supérieur en France?": ce sont souvent des questions simples, mais les gens n'arrivent pas à trouver de réponse car l'administration française est si compliquée... Je réponds à leurs questions, j'écris parfois des lettres pour eux. Le travail de l'élu, c'est de savoir ce qui se passe sur le terrain et de faciliter la vie des gens, par exemple en simplifiant les procédures administratives.
LPJ: Votre mandat à l'AFE se termine dans quelques mois et vous êtes à nouveau candidate. Qu'avez-vous obtenu pendant votre mandat et que reste-t-il à faire? H.C.: L'un des gros travaux en Irlande était construction du Lycée Français. On est presque arrivé au bout. Il était prévu de fermer le secondaire, je m'y suis opposée. Dans l'éducation, il faudrait aussi monter des filières bilingues, il y a une école de ce type dans le comté de Dublin. Je crois que c'est quelque chose qu'on pourrait développer. Le troisième chantier concerne les programmes Français Langues Maternelles (FLAM). A Cork, j'ai obtenu une subvention pour que près de 70 enfants se réunissent, un après-midi par semaine, pour faire des jeux et pratiquer le français en dehors de la maison. J'avais une autre demande à Galway, mais il n'y a pas eu de suite. Je ne m'occupe pas que de Dublin. Je fais chaque année un tour de l'Irlande et les gens me disent ce dont ils ont besoin.
LPJ: Quel regard portez-vous sur l'évolution la communauté française en Irlande? H.C.: Autant il y a une dizaine d'années je connaissais presque tous les Français installés depuis longtemps, autant l'année dernière au rendez-vous du 14 juillet, c'était la première fois que je voyais autant de jeunes et de personnes que je ne connaissais pas ! Il y a eu un renouvellement extraordinaire. Les jeunes prennent plus de risques et sont moins pantouflards.
LPJ: Vous êtes candidate sur la liste de l'Association Démocratique des Français à l'Etranger (ADFE), étiquettée à gauche. Cela affecte-t-il votre programme? H.C.: Localement cela n'a pas d'importance. C'est comme dans les petits villages en France, où le maire n'est pas élu pour une étiquette politique. Il est là pour tout le monde. Défendre le Lycée Français par exemple, cela n'a pas de couleur politique. Après au sein de l'ADFE, cela devient politique au moment de l'élection de sénateurs, mais c'est tout. Le travail de tous les jours n'est pas politique.
Propos recueillis par Merrill GOUSSOT (LPJ) – 8 mai 2006
Pratique Site ADFE Irlande : www.irlande-adfe.info Site de l'AFE: www.assemblee-afe.fr
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