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Le 18 juin prochain, tous les Français de l’étranger établis en Irlande sont appelés aux urnes. Objectif : élire leurs représentants à l’Assemblée des Français à l' Etranger (AFE), qui défend les intérêts des Français de l’Etranger. Rencontre avec Jacques Henry-Bezy et Françoise Letellier, candidats sur la liste de l'Union des Français à l'Etranger (UFE). Jacques Henry-Bezy est le directeur de CRIT en Irlande, Françoise Letellier dirige Eurotranslations et est consul honoraire à Cork.
Lire l'article paru hier sur la liste ADFE
Le Petit Journal : Quelles sont les motivations de votre candidature?
Jacques Henry-Bezy: On considère que la communauté qui est en train de croître a besoin d'être mieux animée et mieux représentée. Ce qui nous a motivé, c'est taux faible de participation aux dernière élections. LPJ: De quel manière comptez-vous mieux représenter la communauté française?
Françoise Letellier : Nous n'avons pas de passé en tant qu'élus, donc pour mieux représenter les Français, il faut voir quels sont les problèmes de chacun. Les problèmes de Dublin et du reste de l'Irlande ne sont peut-être pas les mêmes. A Cork, par exemple, il y a une communauté de jeunes enfants qui n'ont rien pour parler français, alors qu'à Dublin il y a le Lycée français. On sait que la communauté française de Cork n'est pas assez importante pour avoir une école, mais on voudrait une association avec une école primaire irlandaise pour qu'il y ait une éducation franco-irlandaise.
Jacques Henry-Bezy : Si nous sommes élus, il faudra d'abord souder la communauté. Puis, il faudra distinguer l'aspect business, l'aspect social et l'aspect culturel. Dans tous ces domaines, on peut apporter quelque chose. LPJ: Quel regard portez-vous sur l'évoluton de la communauté française en Irlande?
FL: C'est une communauté beaucoup plus jeune qu'avant. Généralement, les Français arrivent quand ils viennent de finir leurs études, dans l'idée de travailler un an et d'améliorer leur anglais. Finalement, beaucoup restent.
JHB: C'est un changement fondamental. Les Français décident de rester parce qu'il y a l'opportunité de monter dans l'échelle manageriale et parce qu'il y a un cadre de vie.... Moi j'en suis amoureux. Il y a un décalage entre le nombre de Français qui restent et le fait que l'on n'a pas l'impression d'en connaître plus qu'il y a dix ans ! Nous sommes persuadés qu'il manque des points de rendez-vous. On va travailler dans ce sens. Cela peut aller du tournoi de pétanque au dîner de gala. Entre les deux, il y a des choses à faire. On ne veut pas marcher sur la plate-bande des associations comme l'AFI ou Dublin Accueil, mais on aimerait apporter un complément. LPJ: Au sein de l'AFE, l'Union des Français à l'Etranger (UFE) est étiquettée à droite, quelle influence cela a-t-il sur votre candidature?
JHB: Ce n'est pas de la politique qu'on veut faire, c'est du civique. Le fait que l'association, en tant que corps constitué, ait une couleur politique, ce n'est ni un thème de campagne, ni une ligne d'action si nous sommes élus. On est là pour tout le monde et on espère convaincre le plus grand monde. FL: Sur notre profession de foi, on se réclame de l'UFE mais d'aucun parti politique.
Propos recueillis par Merrill GOUSSOT (LPJ) - 9 mai 2006
Pratique: Site de l'UFE: www.ufe.asso.fr
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