Mardi, 14 Février 2012

Londres - Actualité - Londres

 

De passage à Londres au Ciné Lumière le 17 mars dernier, le chanteur Féfé a accordé une interview au Petit journal. Il sort un premier album solo, intitulé « Jeune à la retraite ». Une nouvelle étape qu’il évoque avec enthousiasme

 

 

Le Petit Journal : Vous avez sorti votre premier album solo en octobre dernier. Dans la chanson « Jeune à la retraite », il y a des illustrations fortes de sens
Féfé : Je viens du rap, alors on s’attend toujours à ce que mes thèmes viennent de la banlieue. Je voulais aborder d’autres thèmes, dont ce thème, "Jeune à la retraite ". " Jeune à la retraite ", c’est comme une crise de la trentaine. L’idée, c’est que l’on n’a plus 16 ans, on a d’autres responsabilités par rapport à celles qu’on avait il y a 10 ans et tout le monde passe par là en majorité ".

lechanteurfefe

Le chanteur Féfé / Magali Barthès


Voulez-vous aussi faire passer un message politique à travers les titres " Jeune à la retraite " et " Vilain Petit Canard " ?

"Jeune à la retraite " n’a aucune visée politique. Aujourd’hui, la politique en France, c’est un peu n’importe quoi. Y’a un souci, la droite, la gauche, se ruent dessus pour faire n’importe quoi, et au moment de l’album, cela ne m’intéressait pas de parler de cela. Je voulais juste parler de l’humain, et en parlant de l’humain, j’ai voulu parler de moi .

La chanson " Cherche " et à travers elle la phrase " Toujours s’approprier ce que les autres accomplissent ", n’est-elle pas, en revanche, un message de prévention pour les jeunes en situation difficile ?
J’ai voulu exprimer que ton démon, ce n’est pas la personne qui est en face de toi, mais c’est toi-même. Il y a deux cas de figure : le jaloux, c’est celui qui met ses frustrations sur quelqu’un d’autre ; le raciste, c’est la peur sur une communauté.
Si je dois parler aux jeunes des quartiers, c’est en étant moi. Bien-sûr que cela va toucher la banlieue. Mais avant de représenter les jeunes des cités, je me représente moi. On n’est pas un cliché, on est juste nous. Tous les rappeurs ne sont pas là pour régler les problèmes. La plupart ne sont là que pour relayer les faits. On essaie d’être comme les reporters du ghetto, de dire ce que les gens n’entendent pas.

Est-ce un passage ou vous vous destinez durablement à une carrière solo ?
Je ne peux pas savoir, j’espère faire une carrière en solo. Dire que je fais juste du rap, c’est réduire ce que je fais. Il faut affranchir les barrières entre les styles musicaux. On me dit souvent " Où est-ce qu’on te met ? ". Je réponds que je n’ai pas besoin d’être mis quelque part. Il y a des jeunes qui " kiffent " Jimmy Hendrixx, et il est pourtant mort il y a des années. Il y a des jeunes du XVIème qui aiment le rap, donc cela ne veut rien dire. Dans toute ma musique, il y a du rap, du soul.

Propos recueillis par Magali Barthès (www.lepetitjournal.com - Londres) mardi 23 mars 2010

Gagnez le nouvel album de Féfé en répondant à la question suivante : " Quel était le nom du groupe fondé par Féfé " ? Envoyez votre réponse à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Résultat lundi prochain.