Quatre banques et treize personnes ont été mises en accusation pour fraude aggravée contre la ville de Milan dans la cadre de la vente de produits dérivés. En effet, la GP Morgan, la Deutsche Bank, Ubs et la Depfa auraient, grâce à un contrat d’échange de flux financiers conclu en 2005, déjà escroqué 100 millions d’euros à la ville. Onze fonctionnaires des quatre instituts de crédit ainsi que l’ex-directeur général de la mairie de Milan et le consultant Mauro Mauri compareront ainsi devant la justice à partir du 6 mai.
Mis à part un précédent londonien à la fin des années 90, à la suite duquel a été prise la décision d’empêcher les mairies de signer des contrats d’échange de flux financiers, c’est la première fois que des banques sont mises en accusation pour un tel délit. « Ce n’est que le début d’un parcours très délicat », a déclaré le procureur Alfredo Robledo. Le procès devrait en effet aussi servir d’exemple, car bien que de nombreuses enquêtes pour fraude de ce type aient été ouvertes en Italie, aucun établissement n’a encore été inculpé, et si le problème affecte les finances des collectivités locales italiennes, il concerne beaucoup de banques à travers le monde. A.C (www.lepetitjournal.com/milan) mercredi 24 mars 2010