Selon un rapport de l’Observatoire National de la Santé, la crise économique a durement frappé la santé des Italiens. Ceux-ci se trouvent contraints d’économiser à la fois sur leurs dépenses de soins médicaux et d’alimentation. Deux facteurs qui font grimper le taux d’obésité, mais aussi les risques de cancers, tandis que l’état de santé bucco-dentaire des Italiens se détériore sérieusement : en effet ils sont désormais 2 sur 3 à « éviter » d’aller chez le dentiste.
L’Observatoire note aussi une forte césure entre nord et sud tant au niveau de la satisfaction des usagers que du coût des services sanitaires. Paradoxalement, au sud, on dépense davantage pour un service moins satisfaisant. La fracture se retrouve également en ce qui concerne les modes de vie : il semblerait que les habitants du nord soient plus attentifs à leur alimentation, moins sédentaires et de ce fait moins gras. Cependant, le rapport révèle qu’un tiers de la population est en surpoids, une donnée toutefois peu surprenante quand on sait que seul un Italien sur cinq pratique un sport régulier, et qu’ils ne sont que 5,6% à consommer les 5 portions de fruits et légumes journalières recommandées. En revanche, le marché des antidépresseurs se porte bien, puisque leur consommation a, elle, augmentée de 310% entre 2000 et 2008. Enfin, le nombre de structures d’accueil ou d’accompagnement des personnes âgées reste insuffisant. Un avenir incertain, donc, pour une bonne partie de la population, puisque aucune stratégie préventive ou réponse thérapeutique ne sont pour l’instant proposées par les régions en difficultés. A.C. (www.lepetitjournal.com/milan) mardi 23 mars 2010