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SOCIETE - La loi sur l'Education évite la question religieuse |
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dimanche 03 avril 2005 |
Les grandes nouveautés de la Ley Orgánica de Educación (LOE) présentées la semaine dernière par le ministère de l'Education ont suscité de vives réactions de la part des partis politiques, syndicats, associations des professeurs et des parents d'élèves, concernant notamment la question religieuse
Moins de matières, mais mieux maîtrisées : tel est le but poursuivi par la ministre de l'Education, María Jesús Sansegundo (photo AFP)
María Jesús San Segundo, la ministre de l'Education en Espagne, a rendu public mercredi dernier sa proposition sur la réforme du système éducatif non universitaire. Parmi les grandes nouveautés se distingue la réduction des cours dix à huit matières (ou de onze à neuf cours dan s les communautés autonomes avec deux langues officielles). Ainsi, parmi la musique, les arts plastiques et l'informatique, les élèves n'auront plus l'obligation de suivre les trois matières mais ils devront seulement choisir parmi deux d'entres elles.
La Ley Orgánica de Educación (LOE) prévoit également de créer, entres autres, deux nouveaux cours. L'Education pour la citoyenneté dont l'objectif sera de couvrir l'éthique individuelle et sociale et l'organisation d'une société démocratique. Com me en clin d'œil au centenaire de la mort de Jules Verne, Sciences pour le Monde Contemporain sera la nouvelle matière scientifique ajoutée au programme du baccalauréat, des filières Art et Humanité et Sciences Sociales.
L'Eglise : une question épineuse
En revanche, la place de la religion à l'école n'a pas encore été élucidée. Selon les textes présentés, l'enseignement catholique obligatoire serait encore d'actualité. Un choix qui vient contredire les précédents discours du gouvernement socialiste et que les trois principaux syndicats des professeurs n'ont pas manqué de critiquer sévèrement.
Voici donc les grandes innovations de la LOE ; une norme qui contient pas moins de 118 pages, 150 articles et 28 dispositions supplémentaires.
Selon la ministre, ces réformes ont trois objectifs principaux : obtenir des élèves qu'ils aient les bases en lecture, écriture et mathématiques, configurer une éducation basée sur la coopération territoriale - entre toutes les communautés autonomes et le Gouvernement - et favoriser la formation à tout âge.
Toutefois, selon les propres termes de María Jesús San Segundo « en matière d'Education ce qui est important n'est pas de fixer les objectifs mais de se donner les moyens pour les obtenir »
Yves ALBAN. (LPJ) 4 avril 2005
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