Le bruit courrait depuis plusieurs années, une étude comparative vient de le confirmer: chaque fois qu’une télénovela de TV Globo, diffusée au « prime time » de 21h, met en scène un quartier ou une localité, les prix locaux prennent l’ascenseur sur le marché immobilier.
Dernier preuve en date, certaines maisons de la ville balnéaire de Buzios, cadre du scénario de l’actuelle novela de 21h, « Viver a Vida » ont vu leur prix augmenter de 50% en moins d’un an. Bien plus que la moyenne régionale dans cette région touristique : 10 à 15% de plus chaque année.
La même chose s’était produite en 2001, lorsqu’une autre télénovela, « Laços de Familias » avait eu pour cadre Leblon : augmentation moyenne des prix de 44%, alors que dans le quartier voisin d’Ipanema, le marché fléchissait de 1,26%. Le phénomène n’est pas limité à Rio de Janeiro : en 2000, Vila Madalena à Sao Paulo a connu un boom frénétique de l’immobilier de luxe, juste après la diffusion d’une novela qui portait le nom de ce quartier déjà réputé pour son côté bohème.
À São Paulo d’ailleurs, les télénovelas semblent avoir contribué à la réputation des différentes zones résidentielles. Ainsi les « Jardins » auraient été connus comme une région d’habitation pour riches et Mooca comme un quartier italien, après la diffusion de la novela « Perigosas peruas » en 1992. L’effet télénovela sur le marché immobilier brésilien ne paraît donc pas être nouveau !
Jean-Jacques Fontaine (www.lepetitjournal.com – Rio de Janeiro) Lundi 12 avril 2010
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