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Afin d’arriver au résultat imposant que nous lui connaissons aujourd’hui, la Cathédrale da Praça da Sé a été détruite puis reconstruite de nombreuses fois. Elle est aujourd’hui un symbole fort de São Paulo, et fait partie des cinq plus grand édifices religieux gothiques du monde La Cathédrale da Sé. (Photo : LPJ)
Dès 1588, au cours d’une réunion entre les habitants et la chambre des députés municipaux, le projet de construction d’une église principale pour São Paulo fut évoqué. En 1598, la chambre donna le coup d'envoi des constructions, notamment le corps de l’église ainsi que sa chapelle. Pourtant, en raison de la lenteur des travaux, les habitants furent obligés de fournir des esclaves pour faire avancer la construction. Le bâtiment fut fin prêt en 1616. En 1745, il fut élevée au rang de cathédrale. Pourtant, elle ne survécut pas longtemps, puisqu’elle se retrouva en ruine au milieu du XVIIIème siècle. Un nouveau projet vit le jour, entammant la construction d’un nouvel édifice, tout proche de l’ancienne cathédrale. Le projet prit forme en 1764, avec la facade enfin érigée. Avec ses 35.000 habitants de l’époque, São Paulo offrait déja 19 églises, dont sept dans le centre, dans un espace de trois pâtés de maisons. La "vieille Sé", comme on l’appelait auparavant, fut totalement démolie en 1911, pour pouvoir élargir la place sur laquelle elle se trouvait. Un monument qui sait ouvrir ses portes Dès 1913, l’Allemand Maximilian Emil Hehl, professeur d’architecture à l’école Polytechnique, prit les travaux en mains. La cathédrale telle que nous la connaissons aujourd’hui fut inaugurée le 25 janvier 1954, à l’occasion du quatrième centenaire de la ville. Elle permet d’accueillir aujourd’hui 8.000 personnes, est longue de 111m sur 46m de largeur. Elle est l'un des cinq plus grands édifices religieux gothiques du monde. Ce monument si connu aujourd’hui comme lieu de culte, a aussi été témoin d’évènements publics, notamment durant les années de la dictature militaire. L’archevêque D. Paulo Evaristo Arns, à partir des années 70, fit son possible pour combattre la dicature et accepta d’accueillir des manifestations contre le regime militaire. En janvier 1984, la place de la cathédrale fut le théatre d’une grande manifestation réunissant 300.000 personnes, soutenant la campagne "Diretas ja", revandiquant l’élection présidentielle. Fermée durant trois ans pour des travaux de restauration, la cathédrale a rouvert ses portes en 2002, pour des messes quotidiennes. Il existe même des visites guidées, le dimanche, de 12h à 13h. La cathédrale accueillera demain, samedi 29 avril, sa Sainteté le Dalai Lama pour une célébration inter-religieuse, à 14h30. Julie LE PHUEZ. (LPJ) 28 avril 2006
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