Mardi, 14 Février 2012

D’ici le 11 mars, les membres du nouveau Gouvernement de Sebastián Piñera laisseront vacants plus de 50 postes dans le secteur privé, mais aussi dans le Conseil d'administration de TVN, le décanat de la faculté d’économie et commerce de l’Universidad de Chile et dans la régie générale du Metro, pour éviter tout conflit d’intérêt

Photo M.P

Plus de 50 postes seront laissés vacants dans le secteur privé après le 11 mars, date à laquelle le nouveau gouvernement de Sebastián Piñera entrera en fonction. En effet, le président élu a fait le choix d’un cabinet de gestionnaires, qui appartiennent pour la plupart au milieu entrepreneurial privé. Dix de ses 22 ministres occupent un poste important dans le Conseil d'administration d’une grande entreprise, et devront abandonner ces charges avant de commencer leur mandat, pour éviter tout conflit d’intérêt. Pour certains, au rôle plutôt honorifique, ce sera plus facile que pour d’autres, qui devront rapidement chercher un remplaçant.
Juan Andrés Fontaine, par exemple, président de la Bourse électronique et membre du Conseil d'administration de Banco de Chile, devra démissionner au plus tard de ses deux postes le 11 mars pour s’attaquer à ses responsabilités de ministre de l’Economie.  Même conclusion pour Felipe Larraín, futur ministre des Finances, qui devra dire adieu au Conseil d'administration d’Antarchile S.A et de Cruzados SADP, et pour Camila Merino, nommée ministre du Travail, qui prépare son départ de la régie générale du Métro. Quant à Joaquín Lavín, le futur ministre de l’Education, il a d’ores et déjà renoncé à son poste de membre du conseil exécutif de l’Universidad del Desarrollo.

La vente des actions
Le président élu a également demandé à son nouveau cabinet de ne plus participer économiquement à des entreprises en lien avec les ministères dans lesquels ils travailleront après le 11 mars. Il a lui-même montré l’exemple, puisqu’il a vendu la semaine dernière toutes ses actions dans LAN Chile, et met en vente à partir de la semaine prochaine les 10% qu’il possède de la Clinica Las Condes. Beaucoup de ses ministres devront faire de même, comme Jaime Mañalich, qui doit se débarrasser de ses actions de la Clinique Las Condes cette semaine, pour assumer sans entraves son poste de ministre de la Santé, alors que le futur ministre de la Justice, Felipe Bulnes, vendra les parts du bureau d’avocats qu’il possédait.  
Mathilde Nicolaï (www.lepetitjournal.com Santiago) Mardi 16 février 2010