Jeudi, 9 Février 2012

Sujet brûlant en France ces derniers mois, symbolisant à point nommé la célèbre expression britannique « the Hot Potatoe », au Royaume-Uni, la consultation sur l’identité nationale, désirée par le peuple, s’achève sans l’ombre d’une polémique. Retour sur deux ans de discussions menées aux quatre coins du pays

Identité nationale… Là encore, nos deux pays divergent énormément. En France, le débat a déchaîné les passions. Point d’étincelles chez les Britanniques. Lancée par le Premier ministre Gordon Brown, mûrie par son secrétaire d’Etat à la justice, Michael Wills pour dessiner les contours de l’identité nationale britannique, la consultation s’imposait. Après les attentats de juillet 2005, le modèle multiculturel, socle de la société britannique, s’est affaibli. Le British National Party, parti de droite nationale, prenait le pas sur les partis traditionnels lors des scrutins régionaux, nationaux ou européens. 

The Union Jack, emblème du pays / Photo prise par Magali Barthès

Une consultation aux multiples questions
Pendant deux ans, le peuple britannique a pris part aux consultations au travers de séminaires de discussion : "Qu’est-ce-qu’être britannique ?", "Comment transmettre l’identité nationale ?", l’éducation civique, le service civil... Si le sentiment d’appartenir à une nation n’est pas remis en cause, il ressort de ce débat que les Britanniques sont toutefois désorientés par la globalisation. 

Pour Rrita Recica, étudiante, d’origine kosovare, il faut d’abord analyser en profondeur les raisons de la mise en place de ce débat : "Notre société est multi-culturelle, cela fait partie de l’identité britannique. Mais les conclusions de ce débat coïncident avec les échéances électorales du mois de mai". Ce débat n’est donc pas de bon goût pour certains Britanniques.Magali Barthès (www.lepetitjournal.com - Londres) Lundi 22 février 2010