Le Premier ministre Hun Sen a répété dans un discours mercredi les accusations de falsification de documents à l’encontre de son principal opposant Sam Rainsy, déjà condamné à deux ans de prison pour avoir arraché des bornes délimitant la frontière séparant le Cambodge du Vietnam en octobre dernier. "Cette fois-ci la justice l’a condamné à la prison, il n’y aura pas de pardon" a répété Hun Sen, "Vous devez d’abord être emprisonné si vous avez assez de courage pour revenir". Sam Rainsy, président du parti du même nom, est actuellement en Europe où il entend mobiliser l’opinion internationale en sa faveur. L’occasion aussi pour lui de répéter ses accusations de ‘trahison nationale" à l’encontre du gouvernement cambodgien, coupable selon lui de fermer les yeux sur les avancées territoriales vietnamiennes. En 2005, le dirigeant d’opposition avait dû s’exiler une première fois après avoir été condamné pour diffamation à l’encontre du Premier ministre, le Roi avait finalement choisi de le gracier un an plus tard, un pardon qui avait permis sa participation aux élections législatives de 2008. Un scénario que le Premier ministre n’entend pas répéter pour le scrutin de 2013, et de demander aux étrangers de ne pas "interférer" dans cette affaire. Hun Sen aura été clair, “Aux prochaines élections, l’opposition sera présente mais pas lui [Sam Rainsy]!"
SK (www.lepetitjournal.com/cambodge.html) vendredi 26 février 2010